Myferrylink-Le plan du gouvernement sauverait 380 emplois

le , mis à jour à 16:11
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(Actualisé avec porte-parole DFDS) PARIS/LILLE, 23 juillet (Reuters) - Le gouvernement propose la création d'une nouvelle Scop de 150 salariés et la reprise par le Danois DFDS DFDS.CO de 230 salariés de la Scop Sea France dans son protocole de sortie de crise du dossier Myferrylink dévoilé jeudi après des semaines d'actions, dont le blocage partiel du port de Calais. Porté par le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies, ce protocole a été proposé à Eurotunnel GETP.PA , à DFDS et au conseil de surveillance de la Scop SeaFrance qui sont appelés à donner leur réponse d'ici lundi prochain. Ce protocole vise à trouver une solution à la crise qui a éclaté en juin avec la décision d'Eurotunnel de céder deux de ses trois navires de sa filiale MyFerryLink au danois DFDS. L'opérateur du tunnel sous la Manche a expliqué avoir vendu à contrecoeur le Berlioz et le Rodin, les deux navires de transports de passagers exploités par la Scop SeaFrance pour MyFerryLink, en raison d'une décision de l'autorité britannique de la concurrence. Le protocole de sortie de crise du gouvernement prévoit que DFDS, s'engage "après entretien individuel à recruter 230 salariés de l'actuelle Scop SeaFrance". Eurotunnel doit pour sa part s'engager "à passer un contrat d'affrètement du navire Nord-Pas-de-Calais (son troisième navire-NDLR), avec une nouvelle Scop constituée par 150 salariés sociétaires de la Scop Seafrance." La mise en liquidation de la Scop Seafrance est quant à elle jugée "inéluctable avant la fin du mois d'août". Au total, le protocole prévoit la reprise de 380 salariés. Une réunion se tiendra "rapidement" concernant le sort des 107 salariés qui pourraient être licenciés. Le protocole établit une priorité d'embauche pendant cinq ans pour les anciens salariés de la Scop Seafrance si Eurotunnel ou DFDS crée de nouveaux emplois maritimes sur le port de Calais. Contacté par Reuters, Eric Vercoutre, secrétaire général du syndicat Maritime Nord, estime que "tout n'est pas réglé", ajoutant que la décision serait annoncée lundi. "Le problème c'est l'emploi", souligne-t-il. "Tout n'est pas réglé. Il reste des gens sur le carreau. Alors ce protocole c'est une base, c'est le début il faut continuer à travailler sur ses bases. Il faut améliorer ce qui peut l'être, continuer à avancer. La discussion n'est pas finie.". A Copenhague, un porte-parole de DFDS a fait part de la volonté de la société logistique et maritime danoise de participer aux discussions sur une sortie de crise. "DFDS a été invitée par le gouvernement français à des discussions à Paris et nous avons l'intention d'y participer avec une attitude constructive", a-t-il dit, sans donner plus de précisions. (Marine Pennetier et Pierre Savary, avec Ole Mikkelsen à Copenhague, édité par Yves Clarisse)


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