Mutualité française : «Il faut revoir le modèle économique des complémentaires»

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Mutualité française : «Il faut revoir le modèle économique des complémentaires»
Mutualité française : «Il faut revoir le modèle économique des complémentaires»

Président de la Fédération nationale de la Mutualité française depuis 2010, Etienne Caniard suit avec attention la mise en place de l'accord national interprofessionnel (ANI), selon lequel tous les salariés devront se voir proposer une mutuelle par leur entreprise en 2016.

Tous les salariés vont bientôt devoir bénéficier d'une mutuelle d'entreprise. Est-ce une bonne chose ?

Pour les 4 millions de salariés concernés qui travaillent souvent dans de petites entreprises et qui n'avaient pas accès au contrat collectif, c'est évidemment une bonne chose. Parmi ceux-ci, 400 000 personnes qui n'étaient pas couvertes jusque-là vont pouvoir accéder à une mutuelle. Les autres, 3,6 millions de salariés, vont voir leur contrat individuel transformé en contrat collectif en partie financé par l'employeur. Bien sûr cela va avoir un coût pour la collectivité puisque les contrats individuels ne sont pas aidés fiscalement, contrairement aux contrats collectifs qui bénéficient d'aides diverses d'un montant moyen de 226 ¤ par an et par contrat. Mais cette réforme ne répond pas à l'objectif de généralisation de la complémentaire santé.

Pourquoi ?

Cette réforme, positive pour les intéressés, ne constitue pas une réelle généralisation dans la mesure où elle ne vise que les salariés. Il est prioritaire de s'intéresser aux 3,3 millions de Français qui n'ont pas de complémentaire santé. Ces personnes sont essentiellement en dehors du monde du travail comme les jeunes en difficulté d'insertion professionnelle, les chômeurs de très longue durée et, le plus gros bataillon, les retraités. En France, 5 % de la population n'avait pas de complémentaire santé en 2012, contre 4,2 % deux ans auparavant. Ce sont, en 24 mois, 500 000 personnes supplémentaires qui ont dû renoncer à leur complémentaire santé... Le paysage est donc très contrasté car si la situation s'est améliorée pour les salariés, les Français exclus de la ...

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  • M8252219 le mardi 17 mar 2015 à 14:26

    Le système social à la française est mort. Il c'est créé au sien des organisme distributeurs des clans qui se gargarisent de primes, de réduction du temps de travail de congés allongés et ré-allongés,de distribution de poste; au point de faire déraper et de remettre en question la finalité du système: Le coût de fonctionnement nous amène droit dans le mur.

  • mperonne le mardi 17 mar 2015 à 14:23

    Pas de mutuelle pendant 15 à 16 ans, pas souvent malade donc j'ai bien fait des économies.Il faut savoir que pour les opérations au dessus K50 donc appendicite pris en charge par la SS.Quand on voit ce que font les grosses mutuelles de l'argent des cotisants on n'a pas très envie de cotiser.D'ailleurs en Juin je redeviens sans mutuelle.

  • M9806593 le mardi 17 mar 2015 à 14:17

    augmentation des impôts cachée, puisque la part prise en charge par l'employeur entre dans le revenus fiscal imposable... prendre d'une main, ce que l'on donne de l'autre...

  • M1945416 le mardi 17 mar 2015 à 13:10

    on devrai avoir le choix, payé une mutuelle et recevoir peut-être un complément; ou se faire son propre complément avec une assurance vie par ex… elle et ou la liberté??

  • M1945416 le mardi 17 mar 2015 à 13:04

    ok avec ce que vous dites

  • squal72 le mardi 17 mar 2015 à 13:02

    Cotiser braves gens !!!! L'argent ne sera pas pour vous mais pour ces parasites qui gravitent autour !!!On viendra vous expliquer que les caisses sont vides !!! La fautes à Qui ??? Bizarrement personne ne cherchera les responsables de cette gabegie !!!!

  • oisif le mardi 17 mar 2015 à 12:59

    supprimer les complémentaires

  • M8252219 le lundi 16 mar 2015 à 14:37

    Tous les acteurs et gestionnaires de nos régimes sociaux se sont octroyés des privilégies et non jamais appliqués une gestion simple et efficace"DROIT DANS LE MUR" Albin Michel

  • gacher le lundi 16 mar 2015 à 11:54

    les complémentaires ont su prélever de belles sommes, pour nous garantir une retraite et lorsqu'il faut payer, les caisses ont vides. chez mois cela s'appelle une es croq uerie