Mutinerie géante en Indonésie : cinq morts et cent détenus en cavale

le
0
Mutinerie géante en Indonésie : cinq morts et cent détenus en cavale
Mutinerie géante en Indonésie : cinq morts et cent détenus en cavale

Environ une centaine de détenus se sont évadés d'une prison de Medan, au nord de l'île indonésienne de Sumatra, jeudi lors d'une gigantesque mutinerie qui a fait cinq morts. Ils ont allumé des incendies et lancé des bouteilles sur les gardiens pour protester contre les coupures d'électricité et les problèmes d'eau courante. Trois prisonniers et deux gardiens ont péri. Les autorités ont mobilisé près de 1000 policiers et soldats pour reprendre le contrôle de l'établissement qui compte au total 2 600 détenus.

Après avoir lutté contre les flammes une grande partie de la nuit, les pompiers ont réussi à éteindre l'incendie. Ce vendredi, devant l'établissement aux murs calcinés, des centaines de policiers et militaires montaient la garde.

De leur côté, les forces de sécurité se sont lancées dans une gigantesque chasse à l'homme pour rechercher les détenus évadés.

«Nous avons repris 55 évadés, dont trois condamnés pour des actes terroristes», a expliqué l'un des responsables de la police avant d'ajouter: «entre 95 et 100 détenus sont toujours en fuite dont six condamnés pour des actes terroristes».

La prison abritait au total onze détenus condamnés en vertu de la loi antiterrorisme de ce pays. Certains ont fait partie d'un camp d'entraînement de militants dans la province voisine d'Aceh où une rébellion séparatiste a sévi pendant des décennies. D'autres étaient impliqués pour des hold-up de banques visant à financer des actes terroristes.

A l'intérieur de la prison, ce vendredi, les détenus qui étaient réunis, ce matin, dans la cour de la prison, se déplaçant librement hors de leurs cellules sont rentrés dans le rang. Après près de 24 heures de mutinerie, policiers et soldats ont «repris le contrôle de la prison», a expliqué le porte parole de l'administration pénitentiaire.

Les mutins avaient laissé entrer une vingtaine de militaires afin de mener des ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant