Mustapha Hadji : " Bölöni m'a dit que je serai toujours un joueur de D2 "

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Mustapha Hadji : " Bölöni m'a dit que je serai toujours un joueur de D2 "
Mustapha Hadji : " Bölöni m'a dit que je serai toujours un joueur de D2 "

De tous les joueurs marocains, Mustapha Hadji est sans doute l'un des plus emblématiques. Non pas parce qu'il est le frère aîné de Youssouf, mais parce qu'il est le seul Lion de l'Atlas à avoir été considéré comme le " meilleur joueur africain " depuis presque trente ans. Aujourd'hui sélectionneur adjoint du Maroc, l'ancien milieu offensif revient sur son parcours, fait de conflits avec László Bölöni, d'aventures humaines avec Luis Fernandez et de buts mythiques.

Tu es originaire de la province de Guelmim, une région méconnue en France. À quoi ressemblait ton enfance ? J'ai grandi dans un petit village situé entre les montagnes. Autant te dire qu'on faisait avec les moyens du bord. Petit, je devais non seulement aller à l'école, mais je devais m'occuper aussi de l'agriculture et jouer au berger.
À dix ans, tu arrives en France Quand je suis arrivé à Saint-Étienne, tout était très différent. Je passe de la nature à une région minière. C'est comme si je partais de Mars pour aller sur Jupiter. Au Maroc, je devais m'occuper des bêtes et aller chercher l'eau au puits. Là, je devais faire face à des immeubles modernes, à une nouvelle langue, à de nouvelles coutumes, etc.
Tu as pas mal déménagé, non ? Mon père était minier. Du coup, on devait déménager tous les ans et demi. Ce n'était pas forcément facile : dès que je commençais à m'habituer à une ville, à me faire des amis, on partait. À cette époque, je devais voir régulièrement des assistantes sociales. Une d'entre elles m'a conseillé de faire un sport collectif afin d'améliorer mon français. C'est comme ça que je me suis mis au foot.
Tu étais quel type de joueur quand tu étais petit ? J'ai commencé comme défenseur parce que j'étais le plus grand de l'équipe et que je ne comprenais pas encore toutes les règles du foot. J'avais du mal avec le hors-jeu. Le problème, c'est que j'aimais bien garder le ballon, je ne voulais jamais le donner. En tant que défenseur, ce n'est pas top (rires). Du coup, on m'a avancé et, progressivement, j'ai pu trouver ma place. Notamment grâce à Alain Perrin qui m'a très vite donné ma chance et a rapidement cru en moi.
Comment s'est faite la rencontre avec les dirigeants de Nancy ? À l'époque, je jouais pour un club de DH en Moselle. À l'issue de la saison, on monte en CFA et je termine meilleur buteur du club. J'avais 15 ans, mais je jouais déjà avec les seniors. C'est comme ça que les dirigeants de Nancy m'ont repéré. Le plus dur pour eux, ça a été de convaincre mon père. Pour lui, le foot n'était pas un travail, il me disait : " Tu ne vas pas gagner ta vie avec ça, va à l'école et va apprendre un…




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