Musculation en haute altitude

le
0
Musculation en haute altitude
Musculation en haute altitude

Il n'est pas là-haut pour s'amuser ! Thomas Pesquet va profiter de ses longs six mois dans l'espace, à bord de la Station spatiale internationale (ISS), pour procéder à une centaine d'expériences, dont une vingtaine ont été mises au point ou seront suivies au Cadmos (Centre d'aide au développement des activités en micropesanteur et des opérations spatiales), une division du Cnes (Centre national d'études spatiales) qui s'occupe des exercices scientifiques en orbite. De l'avis de beaucoup, et notamment de Sébastien Barde, responsable et chef de projet au Cadmos, l'une des plus impressionnantes s'appelle Mares.

 

« Thomas sera installé sur une chaise spéciale, dont l'installation prendra déjà pas mal de temps. Par les exercices que nous lui demanderons de faire, il étudiera la déperdition musculaire dans les jambes et les mollets, qui est très importante dans l'espace. Malgré tout l'exercice quotidien qu'il effectuera, il perdra de 20 à 30 % de sa masse musculaire en six mois. Pour corser le tout, on lui enverra des stimulations électriques dans le mollet ! » La « torture » a déjà commencé pour le spationaute, qui s'est fait prélever à terre un bout de muscle de ses mollets qui servira de mètre étalon à l'expérience.

 

Le spationaute français s'intéressera aussi aux sens. « Sur Terre, nous avons au moins trois capteurs qui nous renseignent sur notre environnement et notre position, souligne Sébastien Barde. Il y a la vue, l'oreille interne et les muscles qui nous disent si nous sommes assis ou debout. Dans l'espace, un seul marche bien : la vue. Une fois qu'on lui aura mis un casque de réalité virtuelle sur la tête, comment Thomas réagira-t-il et s'adaptera-t-il ? »

 

Thomas Pesquet va aussi se prêter à des échographies, grâce à un appareil téléguidé depuis la Terre, à la base un instrument comme celui dont disposent les spécialistes sur le plancher des vaches, mais « spatialisé » au sein du ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant