Musacchio, jeune et jaune

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Musacchio, jeune et jaune
Musacchio, jeune et jaune

Ce week-end, Marcelino a préservé ses cadres pour se donner toutes les chances de renverser le Barça en demi-finale retour de Coupe du Roi, au Madrigal. Parmi eux, Mateo Musacchio. Depuis deux saisons, l'Argentin est la pierre angulaire de Villarreal. Un homme assez détaché des médias, mais toujours bien accroché aux crampons des attaquants.

De façon simpliste, il est facile de mettre en avant les qualités d'un bon attaquant. Avoir du style, claquer quelques passes décisives et surtout marquer un maximum de buts : voici le credo des renards des surfaces. Pour un défenseur en revanche, il est toujours plus difficile de faire briller son patronyme. Une mauvaise relance menant à un but, et c'est tout de suite l'ennemi public numéro un. Un tacle pas assez contrôlé, un carton rouge, et le rugueux stoppeur passe pour un boucher. Pour se forger une vraie notoriété de mur infranchissable, le public ne tolère aucun écart, aucun mot de travers et quoi qu'il arrive, rester guerrier sans dépasser les limites de l'art du combat. Cette mentalité, c'est celle suivie par Mateo Musacchio depuis maintenant plus de trois ans à Villarreal. Trois années sans blessure, en enchaînant 30 matchs de Liga en 2011/2012, puis 39 matchs de Liga Adelante en 2012/2013, et enfin 32 nouveaux matchs de Liga BBVA en 2013/2014. Trois années au cours desquelles Musacchio a forcément placé des coups d'épaule, mais n'a pas pris le moindre carton rouge. Sa méthode : rester maître dans ses duels et s'appliquer dans la première relance. Homme fort de son entraîneur Marcelino, le natif de Rosario est un symbole du club et aspire désormais à une destinée dorée.
Talent, rigueur et fidélité
Arrivé dans la communauté de Valence, Mateo débarque sur la pointe des pieds de River Plate en janvier 2010, où il n'a joué que six matchs officiels pour la Banda Roja. Pourtant, le garçon avait prouvé son potentiel à Buenos Aires. Intégrer le groupe pro des Millonarios à 16 ans n'est pas donné à n'importe quel gamin. Jouer son premier match officiel sous la houlette de Daniel Pasarella, ancien libéro champion du monde 1986, ce n'est pas non plus un simple hasard. Néanmoins, Mateo Musacchio ressent très vite une envie de découvrir l'Europe. À seulement 19 ans, il met les voiles de son Argentine natale pour aller peaufiner sa formation en Espagne, dans l'équipe B de Villarreal. Peu avant le match aller contre le Barça, le joueur était revenu sur cette décision importante dans la suite de sa carrière devant la presse. "Ça fait maintenant six ans que je suis arrivé ici, le temps est passé comme une fusée, avoue Musacchio. Bien sûr, ma famille et mes amis me manquent, mais je me sens vraiment très bien ici. Villarreal, c'est ma maison." Pour faire du sous-marin jaune son...


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