Municipales : Patrick Mennucci, "Ségolin" à la conquête de Marseille

le
0
Patrick Mennucci devant sa mairie à Marseille.
Patrick Mennucci devant sa mairie à Marseille.

"Quelle histoire !" C'est le cri du coeur de Patrick Mennucci. Il est 23 heures, dimanche, quand il parvient à s'extraire de la foule. Il vient de battre Samia Ghali à la primaire du PS. À 58 ans, c'est lui qui va tenter de faire tomber l'inamovible Jean-Claude Gaudin lors des municipales de mars, à Marseille. Au rez-de-chaussée, les militants scandent son prénom. "Patrick !" s'enferme dans la salle de presse, au premier étage du siège de la fédération, pour un peu de répit. "Quelle histoire, quelle histoire !" répète-t-il aux quelques journalistes présents. On s'amuse de cette référence appuyée à la victoire de François Mitterrand en 1981. "Elle vient de loin !" poursuit Patrick Mennucci, de sa grosse voix qui chante. En apprenant les résultats, il a versé des larmes. Lui, au physique qui impressionne, si grand, si massif - 100 kilos pour 1 m 85 -, s'est effondré. Depuis, il a fait tomber sa veste, sa chemise est trempée de sueur. Il est un boxeur à la descente du ring. Le combat fut violent. Les félicitations de Peillon et Valls

"Ça fait longtemps que je n'ai pas été content comme ça", lui a dit son ami, le ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon, qui l'a joint aussitôt les résultats connus. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls aussi l'a félicité. Ces deux-là sont des soutiens de longue date. Au mois d'août, alors que Marseille faisait l'ouverture des journaux pour ses problèmes de violence, et que Mennucci courait...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant