Municipales - Montpellier : le fiasco Mandroux

le
1
Hélène Mandroux le 25 septembre dernier.
Hélène Mandroux le 25 septembre dernier.

Cela faisait bien longtemps que Jean-Marc Ayrault ne s'était occupé lui-même des affaires du Parti socialiste. Le 3 décembre, un mardi, il s'y est collé. Le Premier ministre est alors à Montpellier pour un grand raout sur la mer. Dans les couloirs du Corum, le centre des congrès montpelliérain, les journalistes le questionnent sur un sujet qui n'a rien à voir avec sa venue : l'avenir de la maire, Hélène Mandroux, qui n'a toujours pas dit si, oui ou non, elle briguait un nouveau mandat. Le nez dans les micros, Jean-Marc Ayrault éclaire enfin leur lanterne avec une précision inhabituelle. Qu'on en juge : "Hélène Mandroux a décidé de ne pas se représenter. C'est son choix. Je le respecte. Par ailleurs, elle n'a pas envie de rester inactive. Elle annoncera dans quelques jours, conjointement avec moi, la mission que j'ai décidé de lui confier." Harlem Désir, le patron du PS, n'aurait pas fait mieux.

Hélène Mandroux n'a plus rien à annoncer aux Montpelliérains. Le soir même, vers 18 heures, elle se fend tout de même d'un communiqué un peu piteux pour confirmer son retrait. Le plus cocasse, c'est que la maire de Montpellier avait très envie de conserver son fauteuil. Mais, à la différence d'une Martine Aubry à Lille, d'un Bertrand Delanoë à Paris ou d'un Gérard Collomb à Lyon, elle est toujours fragile, même après une dizaine d'années de mandat. Très tôt, trois rivaux socialistes guignent sa place. Hélène Mandroux ne s'affole pas. Elle...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • g.dupuy le jeudi 26 déc 2013 à 07:39

    Pas tres souriante la vieille