Municipales : les Roms s'invitent malgré eux dans la campagne

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Tous les chemins ne mènent pas aux Roms (photo d'illustration).
Tous les chemins ne mènent pas aux Roms (photo d'illustration).

Peut-on faire campagne pour des élections municipales sans faire de déclarations-chocs sur les Roms ? Ce n'est certainement pas l'avis de Nathalie Kosciusko-Morizet qui, malgré sa réputation de femme politique modérée, n'a pas hésité à dénoncer cette communauté. "J'ai l'impression qu'ils harcèlent beaucoup les Parisiens", explique-t-elle mercredi sur i>Télé. Des propos confirmés lors de son déplacement ce jeudi matin dans le quartier de la tour Eiffel. L'un de ses soutiens, le député Bernard Debré, a d'ailleurs surenchéri sur son blog : "De nombreux Roms sont venus prendre possession de la ville de Paris."

Par la suite, Nathalie Kosciusko-Morizet s'est défendue de vouloir "droitiser sa campagne", à l'heure où un sondage a enregistré une percée du Front national à Paris. "Paris se gagne au coeur", a-t-elle répondu alors qu'on lui demandait si Paris se gagnait "à droite". Sa rivale du PS, Anne Hidalgo, a réagi en jugeant dans l'Opinion jeudi "inacceptables la stigmatisation et l'instrumentalisation politicienne du dossier des Roms"."Si un de mes administrés commet l'irréparable, je le soutiendrai"Mais l'ancienne ministre du gouvernement Fillon, en retard dans les sondages par rapport à sa concurrente, est loin d'être la seule à s'emparer d'une thématique traditionnellement réservée au Front national. S'il est par la suite revenu sur ses propos, Régis Cauche, maire UMP de Croix, dans le Nord, n'a pas hésité à légitimer...

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