Municipales : au PS, "ils se sont auto-intoxiqués"

le
0
François Hollande a voté à Tulle.
François Hollande a voté à Tulle.

Une des surprises dimanche soir était... la surprise. Celle qui se lisait sur les visages des dirigeants de la majorité envoyés sur les plateaux de télé comme au supplice. Des visages crispés, fermés. Des ministres manifestement agacés, à court d'arguments. Les résultats tombaient les uns après les autres, et l'ampleur de la défaite s'accentuait, Marine Le Pen jubilait, donnait des leçons. "Ils ne l'ont pas vu venir", confirme un pilier de la majorité estomaqué. "Les ministres se sont auto-intoxiqués, ils se sont nourris de quelques propos rassurants alors que c'était une campagne cotonneuse, insaisissable", décrypte un autre. Quelques sondages flatteurs, les affaires qui minent la droite, la conviction qu'être un parti d'élus locaux jouerait en leur faveur ont convaincu la gauche que la défaite serait moins forte que ce que les pronostics annonçaient. Il n'en est rien. Les résultats de dimanche sont "une claque", lâche un député. "C'est une soirée à vous rendre insomniaque", soupire un autre. "Dans les villes de moins de 3 000 habitants, il y a eu un vrai vote local, mais dans les villes de plus de 10 000, c'est un vrai vote national", explique la députée PS du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault. Et ce vote national est un vote sanction. "On perd les couches populaires", constate un élu de la majorité, qui énumère : "Entre la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, l'évocation du gel du salaire des fonctionnaires et...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant