Municipales à Reims : l'opération (re)séduction d'Adeline Hazan

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La maire sortante PS de Reims candidate à sa succession, Adeline Hazan. Le 8 janvier 2014, à Reims.
La maire sortante PS de Reims candidate à sa succession, Adeline Hazan. Le 8 janvier 2014, à Reims.

L'élégance, coûte que coûte. Bottines noires à talons, manteau en laine beige ajusté, gants de cuir rouges. En ce jeudi matin, jour de marché sur la place Luton, la maire de Reims attend sous un parapluie les quelques habitants qui ont eu le courage de mettre le nez dehors. "On peut lui parler ?" s'enquiert une femme d'une cinquantaine d'années, qui fait vaillamment le pied de grue sous la pluie battante. Myriam est tunisienne, diplômée d'un DEA, et cela fait maintenant cinq ans qu'elle cherche du travail à Reims. "Passez un de ces jours à la mairie." L'édile ne promet rien, mais se veut rassurant, chaleureux. Partout dans la ville, des affiches adverses lui rappellent qu'elle doit l'être, qu'il est temps de montrer que la froideur qu'on lui a souvent attribuée n'était qu'un vilain malentendu. Derrière elle, un poseur d'affiches attire l'attention des commerçants. En quelques minutes, la colonne Morris de la place Luton se recouvre des couleurs de l'UMP. Rappelant la maire de Reims à ses priorités.Car Adeline Hazan est inquiète, et ne s'en cache pas. "Le vote sanction sera sans doute plus important qu'on le pensait." Ancienne magistrate, amie proche de Martine Aubry, actuelle secrétaire nationale aux droits des femmes, elle avait conquis la ville en 2008 avec 56,07 % des voix face à une UMP meurtrie par une primaire sauvage entre deux ex-ministres, Catherine Vautrin et Renaud Dutreil. "L'impopularité de François Hollande"Les choses...

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