Municipales à Montauban : enquête préliminaire sur des soupçons de détournement

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Municipales à Montauban : enquête préliminaire sur des soupçons de détournement
Municipales à Montauban : enquête préliminaire sur des soupçons de détournement

Le parquet de Montauban (Tarn-et-Garonne) vient d'ouvrir une enquête pour des faits susceptibles de relever du détournement de fonds publics à la mairie. La police judiciaire, chargée des investigations lundi par le procureur Alix-Marie Cabot-Chaumeton, cherchera notamment à savoir si un employé du service de communication de la mairie a été payé par la collectivité pour écrire dans deux journaux locaux des articles favorables à la maire UMP Brigitte Barèges, auteure récemment d'une blague douteuse lors de la présentation de sa liste.

Mme Barèges et l'employé en question, Jean-Paul Fourment, devraient faire partie des premières personnes entendues. Mme Barèges récuse toute malversation à la mairie.

Un emploi fictif ?

Le procureur a confié l'enquête à la PJ après avoir reçu un volumineux dossier, transmis par la députée socialiste Valérie Rabault, vainqueur de Mme Barèges alors sortante aux législatives de 2012, et le chef de file socialiste au conseil municipal Claude Mouchard. Ce dossier constitué par M. Fourment et étayé de mails échangés directement avec Mme Barèges et évoqués par Mediapart et «La Dépêche du Midi».

«On va vérifier les affirmations. On va voir si on trouve une qualification juridique aux faits qui sont dénoncés», a déclaré le procureur. «En gros, on nous dénonce un emploi fictif, (ce) qui en soit ne correspond pas à une qualification juridique» mais peut tomber sous le coup du détournement de fonds publics.

Dans ce dossier, M. Fourment, embauché en septembre 2012 et aujourd'hui âgé de 50 ans, dit avoir eu pour tâche pendant des mois de rédiger des articles en faveur de Mme Barèges, notamment dans une publication locale, le Petit journal, a indiqué lundi soir l'un de ses avocats, Cyril Caron.

«Pas de magouilles», selon la maire

Il travaillait chez lui, sans le moindre bureau à la mairie, ni la moindre adresse électronique municipale, mais était rémunéré ...

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