Municipales à Marseille : le double langage de Patrick Mennucci

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Patrick Mennucci et Lisette Narducci (montage AFP).
Patrick Mennucci et Lisette Narducci (montage AFP).

"Plus c'est énorme, plus c'est Mennucci." Lors de son dernier meeting de campagne, jeudi soir, devant sa mairie du 1er arrondissement, l'ex-favori des sondages a fustigé "l'accord honteux" et "sans principes" entre Jean-Claude Gaudin et Lisette Narducci, la maire PRG des 2e et 3e arrondissements, réputée proche de Jean-Noël Guérini, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône. "Ces deux systèmes (Guérini et Gaudin, NDLR) ont décidé de s'unir pour nous empêcher de changer la donne à Marseille", a-t-il tonné de sa voix de stentor. Eugène Caselli, le président de la CUM et tête de liste mennucciste face à Narducci - il a fini troisième du premier round -, a lui aussi vertement tancé son ancienne camarade. Depuis mardi et la fusion des listes en vue du second tour des élections municipales, les équipes de Mennucci à l'unisson de nombreux médias nationaux - qui de l'oeuf ou de la poule ? - n'ont de cesse d'attaquer Jean-Claude Gaudin, le vainqueur du premier tour, pour son alliance avec Lisette Narducci, une élue socialiste passée au PRG après que Harlem Désir lui ait préféré Patrick Mennucci comme candidat officiel à l'élection législative de juin 2012. Le procès en guérinisme tente de faire accroire l'idée que les socialistes n'ont pas perdu - le premier tour de l'élection municipale - à cause du mauvais cheval choisi conjointement par la rue de Solférino et l'Élysée, mais à cause de l'influence supposée intacte du...

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