Municipales : à la recherche des éléments de langage

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Municipales : à la recherche des éléments de langage
Municipales : à la recherche des éléments de langage

À droite, "vague" interditeLe mot "vague" est resté ce soir au placard, tout au moins jusqu'à ce que les résultats se dessinent très nettement, tard dans la soirée. Dans un premier temps, seules six villes sur les quinze potentielles sont attribuées au FN, qui ne peut pas alors revendiquer une victoire franche et massive. "Il n'y a pas de vague bleu Marine" se réjouit Alain Juppé, élu au premier tour à Bordeaux, en début de soirée. Même précaution langagière du côté des têtes de l'UMP, où l'on tempère. "Oui, il s'agit des conditions d'une vague bleue" s'aventure Jean-François Copé en réponse à une journaliste qui essaye désespérément de lui faire prononcer le mot "vague". Le mot restera tabou, jusqu'au signal donné par Manuel Valls qui annonce "quatorze à quinze villes" gagnées par le Front national et 155 villes de plus de 9 000 habitants perdues par la gauche. À partir de ce moment, le mot "vague" lâché, journalistes et politiques s'en emparent. À gauche, le retour de la "pédagogie" La partition jouée par la majorité est assez classique pour un soir de défaite électorale. Si la reconnaissance de la défaite est unanime, les causes font l'objet d'interprétations diverses... Suivez les éléments de langage. Les deux mots qui reviennent le plus souvent dans la bouche des représentants du...

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