Municipales à Grenoble : Carignon joue à qui perd gagne

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Alain Carignon jette l'éponge dans la course à la mairie de Grenoble
Alain Carignon jette l'éponge dans la course à la mairie de Grenoble

Alain Carignon ne sera donc pas le prochain maire de Grenoble. Mardi soir, la commission d'investiture de l'UMP a donné son aval à la solution avancée par le patron du parti dans l'Isère : Matthieu Chamussy, leader de l'opposition municipale, sera le candidat lors des municipales de 2014, et Carignon figurera en troisième place sur la liste. L'accord entre les deux rivaux UMP clôt des mois de chausse-trappes et de coups tordus. Au départ, Alain Carignon avance l'idée d'une primaire pour désigner le candidat UMP à la mairie. L'ex-maire, condamné à quatre ans de prison ferme en 1996, veut en effet se relégitimer par le suffrage universel. "C'est pourquoi il refuse d'être investi directement par l'UMP, ce que l'UMP aurait pu lui accorder", assure l'un de ses proches, Geoffroy Didier. La politique le démange. À dire vrai, le virus ne l'a jamais quitté. Resté proche de Nicolas Sarkozy (qui recevait à dîner son épouse lorsque Carignon croupissait derrière les barreaux), l'ancien maire déchu revient dans le cercle du pouvoir par le biais de Brice Hortefeux, qu'il conseille à partir de 2007 au ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, puis à l'Intérieur. Au fil des mois, Carignon intègre le proche entourage de Nicolas Sarkozy. À côté de ses activités professionnelles (il conseille des entreprises), Alain Carignon devient l'une des chevilles ouvrières de la cellule Riposte, chargée de promouvoir la politique du chef de l'État.Un...

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