Municipales à Forbach : face au FN, le suicide de l'UMP

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Florian Philippot est en tête dans les intentions de vote à Forbach.
Florian Philippot est en tête dans les intentions de vote à Forbach.

"Nous sommes la principale force d'opposition", répète à l'envi Florian Philippot, dans son discret local du centre-ville. Le candidat frontiste est conforté dans son discours par de récents sondages qui le donnent en tête des intentions de vote au premier tour (35 %) et au coude-à-coude avec le maire socialiste sortant, Laurent Kalinowski, au second tour à Forbach. Avec 15 % des intentions de vote, l'UMP est dans les choux. Comment une ville gouvernée par la droite de 1953 à 2008 et qui a voté à 51,47 % pour Nicolas Sarkozy lors du second tour de l'élection présidentielle de 2012 a-t-elle pu à ce point tourner le dos à l'UMP pour aller vers le FN ?"Quand vous criez en allemand, en criant comme ça, ça donne de mauvaises images"Pour Florian Philippot, si son parti a damé le pion à l'UMP, c'est grâce à une "implantation réussie" et à "la meilleure équipe municipale de la campagne". Mais l'argument est un peu court pour expliquer la cote grandissante du parti dirigé par Marine Le Pen (la présidente du Front avait obtenu dans la ville 26 % des suffrages au premier tour en 2012, soit environ dix points de moins que les intentions de vote pour son bras droit au premier tour du prochain scrutin). D'autant que le candidat frontiste traîne un lourd handicap : ses origines. Dans le Grand Est plus qu'ailleurs, on se méfie des parachutés : "Philippot vient du Nord [il est né à Croix dans le Nord-Pas-de-Calais, NDLR]. Il n'a rien à faire ici. Qu'il...

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