Municipales : à Carmaux, le fief de Jaurès, le FN joue les trouble-fête

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La mairie de Carmaux.
La mairie de Carmaux.

Ancrée à gauche depuis 125 ans, Carmaux avait toujours résisté au Front national. Célèbre pour ses mines, aujourd'hui fermées, cette petite ville du Tarn est gangrénée par un chômage à 17 % et par une économie peinant à rebondir. Profitant de cette situation, plus ou moins semblable à celle d'Hénin-Beaumont, le FN a déposé pour la première fois une liste en vue des élections municipales. Bilan des courses : 22,92 % des voix au soir du premier tour. Un résultat surprise pour cette ancienne cité minière où l'ombre de Jean Jaurès plane toujours."Faire 23 % à Carmaux, c'est une victoire", se félicite Christian Legris, contacté par Le Point.fr. À l'entendre, cette percée "inespérée" s'explique par plusieurs facteurs : "Le chômage, les dernières affaires touchant la classe politique de gauche comme de droite, la paupérisation de la ville et le clientélisme mis en place par l'actuelle municipalité." Fils et petit-fils de mineurs polonais, comme il se plaît à le revendiquer, Christian Legris l'assure, il n'a pas fait campagne en prônant la préférence nationale, un thème pourtant cher à Marine Le Pen. Ce qui ne l'a pas empêché de dénoncer, dans les colonnes de La Dépêche du Midi, "l'installation de familles roms dans un foyer de la ville aux frais du contribuable". Le silence de la gaucheTout son programme, Christian Legris l'a bâti autour de la "baisse des impôts locaux". Dans sa ligne de mire, Cap'Découverte,...

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