Municipales à Béziers : l'impossible front républicain

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Robert Ménard.
Robert Ménard.

"Pas de triomphalisme", Robert Ménard la joue modeste. Le candidat adoubé par le Front national, arrivé largement en tête au premier tour des municipales, est, ce mardi matin, extrêmement prudent. "J'ai demandé à mon équipe de repartir sur le terrain comme avant le premier tour." Lui-même va reprendre le porte-à-porte qui lui a si bien réussi pour devancer Élie Aboud, le candidat UMP, de 15 points. "J'ai été stupéfait par l'ampleur de l'écart, je m'attendais à être devant, mais pas avec cette avance."La prudence du fondateur de Reporters sans frontières, qui depuis dix-huit mois a décidé de débarquer en politique, repose, même s'il n'en dit rien, sur un possible sursaut anti-Front national, à la fois des abstentionnistes du premier tour et des électeurs de gauche qui choisiraient le fameux front républicain pour faire barrage sur le fil à Ménard.MenaceC'était d'ailleurs la position préconisée par l'état-major du PS et annoncée par son porte-parole David Assouline, en particulier pour Béziers. Or Jean-Michel Du Plaa, le candidat PS, qui a fait un résultat très en retrait par rapport au niveau habituel du Parti socialiste, et à son propre résultat aux législatives de 2012, puisqu'il plafonne à 18,67 %, ne veut pas entendre parler de se retirer pour battre Ménard et donner une chance à Élie Aboud de l'emporter. D'abord parce qu'il a la sagesse de croire, contrairement à ses amis de la rue de Solférino, qu'aucun candidat n'est...

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