Municipales : à Bastia, le front anti-Zuccarelli se met en place

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Un nationaliste, un candidat de gauche et une tête de liste de droite s'unissent contre Jean Zuccarelli.
Un nationaliste, un candidat de gauche et une tête de liste de droite s'unissent contre Jean Zuccarelli.

Tout sauf Zuccarelli ! À Bastia, les alliances de deuxième tour ont abouti à une situation pour le moins cocasse, pour ne pas dire unique en France. Pour faire barrage à Jean Zuccarelli, candidat PRG à la succession de son père, trois des postulants du premier tour ont scellé une alliance inédite aujourd'hui dans le seul but de "mettre fin à la dynastie des Zuccarelli" ! Tout s'est joué en deux temps.

Premier round, le PRG dissident François Tatti, ex-adjoint du maire exclu du parti pour avoir voulu se présenter à la place du fils, se rapproche dès lundi soir du divers droit Jean-Louis Milani, non qualifié pour le second tour. Respectivement dotés de 14,6 % et de 9,7 % des suffrages, les deux hommes que tout oppose en temps normal ont trouvé un terrain d'entente commun : empêcher le fils d'Émile Zuccarelli de s'emparer de la mairie.

Pas de violence clandestine

"Sur la base des valeurs que nous partageons, démocratiques et républicaines, nos deux listes se sont rencontrées et ont posé les bases d'un accord sur une convergence de programme et de gouvernance municipale", annoncent les deux hommes que cette alliance contre nature ne semble pas vraiment déranger.

Deuxième acte. Déterminés à mettre à terre leur adversaire, ils ont aussitôt tendu la main à Gilles Simeoni, nationaliste modéré, arrivé juste derrière Jean Zuccarelli avec 33,3 % des voix. L'estocade en quelque sorte ! "Le résultat qu'il a obtenu au premier tour du...

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