Municipales 2014 - Vénissieux : fini le communisme ?

le
0
Vénissieux, ville ouvrière touchée par la crise, pourrait ne plus avoir de maire communiste.
Vénissieux, ville ouvrière touchée par la crise, pourrait ne plus avoir de maire communiste.

2014 pourrait bien sonner, à Vénissieux, la fin du règne du Parti communiste. Après huit décennies, ce bastion communiste de la banlieue lyonnaise apparaît comme très fragilisé. Les dernières consultations électorales ont donné l'avantage aux socialistes. François Hollande est arrivé en tête en 2012 avec 38 % des voix. Et aux législatives qui ont suivi, c'est Yves Blein, un socialiste, qui a succédé à l'inoxydable André Gerin, député communiste de la circonscription depuis 1993. Pour la première fois, le PS tente donc sa chance en solo à Vénissieux, rompant avec la tradition d'union de la gauche derrière le PC qui prévalait ici. Il souhaite compter sa représentation propre, persuadé d'être désormais majoritaire dans l'électorat. Le PS a fait le choix d'investir Lotfi Ben Khelifa, militant syndical et agent de maîtrise au grand Lyon, qui connaît bien les rouages de la mairie où il siège déjà. "Le système communiste est à bout de souffle", répète Lotfi Ben Khelifa, "les communistes veulent conserver leur hégémonie, gouverner tout seuls, et aujourd'hui Vénissieux se retrouve complètement isolé". Cet enfant des Minguettes, fils d'immigré tunisien, se présente comme "le candidat du changement", "l'alternative" à l'équipe en place menée par Michèle Picard, avec l'ambition de raccrocher au plus vite sa commune au reste de l'agglomération. Michèle Picard, 47 ans, qui porte aujourd'hui les couleurs du PC, a été mise...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant