Municipales 2014 : terres ouvrières, engrais frontiste ?

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L'impuissance du PS face à la crise économique fait monter le FN.
L'impuissance du PS face à la crise économique fait monter le FN.

Les matins sont bruns à Hayange. L'étoile de l'industrie sidérurgique de la Belle Époque, en Moselle, a quelque peu filé. Ce berceau d'ouvriers de l'acier et du charbon s'est transformé au fil des fermetures d'usines. Dernière en date, celle des hauts-fourneaux d'ArcelorMittal, le célèbre site de Florange, mais situés sur le ban communal d'Hayange. Et c'est ici, comme dans les communes rongées par le chômage et la crise sidérurgique, que le FN cherche ses voix pour les municipales. À l'approche des élections du 23 et 30 mars, l'alarme sonne. Une étude de l'Ifop publiée en novembre annonçant une poussée frontiste localisée consécutive à une fermeture de sites a un écho amer. Selon celle-ci, le parti de Marine Le Pen gagne, par exemple, 9,9 points dans le département de la Moselle et ses 10,8 % de chômage, et 10,2 points dans celui de l'Oise (10,6 %). "Alors que leurs grands-parents descendaient à la mine avec leur carte PC, les petits-enfants se tournent aujourd'hui vers le Front national", dépeint Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop. Il explique : "Le FN progresse dans les communes, mais ce n'est pas massif ni automatique." Le calcul est basé sur les écarts de progression du vote FN de la présidentielle de 2007 à celle de 2012. Puis par rapport à la moyenne de la progression du vote FN dans le département sur la même période. Déjà acquis en 1995 à Jean-Marie Le Pen, le phénomène d'un vote ouvrier...

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