Municipales 2014 - Rennes : continuité du règne ou coup d'État ?

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L'hôtel de ville de Rennes va-t-il être conservé par la gauche ?
L'hôtel de ville de Rennes va-t-il être conservé par la gauche ?

Les chiffres et la sociologie d'une cité sont têtus, et le suspense risque d'être limité quant à l'issue des élections municipales à Rennes. Voilà bientôt 36 ans que la gauche et le PS règnent quasiment sans partage sur la ville, et, à en juger par les derniers résultats électoraux, on voit mal comment on pourrait assister à un renversement de majorité.

En 2008, pour succéder aux cinq mandats successifs de l'ex-ministre de la Santé Edmond Hervé, Daniel Delaveau, son poulain désigné, a rassemblé 60 % des suffrages au second tour, mieux que son mentor en 2001. À la dernière présidentielle, François Hollande a encore fait mieux avec 67 % des votes. Autant de scores qui ouvrent une voie royale à Nathalie Appéré, première adjointe de Delaveau et nouvelle candidate du PS, le maire sortant ayant décidé de ne pas se représenter.

L'UMP veut y croire !

N'importe, le leader d'opposition Bruno Chavanat, passé il y a peu de l'UMP à l'UDI, veut y croire. "Il y aura match !" promet-il, pour mieux se persuader que la compétition n'est pas jouée d'avance. Sans doute a-t-il aussi quelques arguments à faire valoir pour tenter d'éviter le renouvellement de la majorité en place. Plus de trois décennies, ça use et cela fige des modes de fonctionnement. Et le leader de la droite, qui dénonce "une démocratie étouffée", entend bien appuyer sur ce point sensible. "Ce qui est propre à Rennes, c'est l'existence d'un plafond de verre au-dessus...

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