Municipales 2014 - "Petits" maires, grosses galères

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

Régis Moreau votera le 23 mars. "J'irai faire mon devoir", dit-il. À 61 ans, cet ancien agriculteur était maire de Noyant-la-Plaine (Maine-et-Loire) depuis 25 ans lorsque, le 3 février dernier, il a démissionné avec l'ensemble de son conseil municipal. Histoire de "faire entendre" son "découragement" - sans pour autant mettre trop de pagaille dans le village de 350 habitants dont il avait la charge. "J'ai laissé tout en ordre à la mairie, il restait juste les salaires de mars à payer, à trois personnes." La sous-préfecture a tout de même nommé des administrateurs en attendant les nouvelles échéances. Noyant-la-Plaine s'est trouvé neuf candidats, selon Régis Moreau. "Je me demande ce qu'ils vont pouvoir faire. Nous, on ne savait plus, ça faisait au moins trois ans qu'on parlait d'arrêter. Avec d'un côté des dotations en baisse et de l'autre des normes supplémentaires qui multiplient le prix des travaux, ce n'était plus possible. À un moment donné, la corde craque." En réalité, elle craque régulièrement : chaque mandature voit son lot d'élus jeter l'éponge, débordés par l'ampleur de la tâche et le poids des responsabilités. "Il y a ceux qui ne mesuraient pas les difficultés ou qui peinent à poursuivre leur activité professionnelle, mais il y a aussi des cas de maladies ou de déménagements", tient à nuancer Cédric Szabo, directeur de l'Association des maires ruraux de France (AMRF). "La souffrance des élus ne doit pas être...

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  • frk987 le mardi 4 mar 2014 à 10:31

    La solution ne serait-elle pas un gigantesque regroupement de communes...au diable ces communes de 300 habitants, c'est ridicule et un gouffre financier.