Municipales 2014 - Nantes : la droite handicapée par les divisions

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La droite est trop divisée à Nantes pour gagner (congrès de l'UMP).
La droite est trop divisée à Nantes pour gagner (congrès de l'UMP).

C'est une vieille tradition. Depuis vingt-cinq ans, être candidat de droite aux élections municipales à Nantes, c'est d'abord inscrire son nom sur une défaite. Et la liste est longue : Daniel Augereau, Élisabeth Hubert, Jean-Luc Harousseau, Sophie Jozan..., tous ont échoué à faire basculer la ville. Le dernier maire de droite était Michel Chauty (RPR), il y a trente et un ans. Aujourd'hui une rue de Saint-Herblain porte son nom, il ne pourra donc pas confier les secrets de sa victoire à Laurence Garnier, la candidate investie par l'UMP.À Nantes, il y a bien longtemps que la droite ne part plus favorite. Il suffit d'observer les précédents scrutins pour s'en convaincre. En 2008, la ville a réélu Jean-Marc Ayrault avec 56 % des voix... dès le premier tour. Pourtant, l'élection de 2014 semblait s'annoncer sous jour nouveau : l'ancien maire, resté en place 25 ans, est devenu Premier ministre, l'action de son gouvernement déplaît, et la candidate qu'il s'est choisie pour lui succéder est à peu près inconnue des Nantais.Pas de stratégie lisibleEn théorie, c'est une incroyable opportunité pour la droite. Dans la pratique, elle a du mal à tirer profit de la situation. Empêtrée dans ses divisions nationales, l'UMP a eu du mal à impulser une stratégie lisible. La première piste consistait à s'emparer de la ville du Premier ministre en investissant un candidat de stature nationale. Les responsables locaux, qui avaient essayé de convaincre Franck...

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