Municipales 2014 : Clermont, l'éternelle ville de gauche ?

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Serge Godard, maire depuis 17 ans, ne se représente pas. Une fenêtre de tir s'ouvre, veut croire la droite.
Serge Godard, maire depuis 17 ans, ne se représente pas. Une fenêtre de tir s'ouvre, veut croire la droite.

Pas facile tous les jours d'être de droite à Clermont-Ferrand ! Ville au passé industriel, berceau des Michelin et des luttes sociales, la capitale auvergnate n'a connu que trois maires en soixante ans : Gabriel Montpied (1944-1973), Roger Quilliot (1973-1997) et l'actuel premier magistrat sortant, Serge Godard. Tous socialistes. Élus et réélus confortablement, ils n'ont jamais laissé la moindre chance à leurs challengers de droite, à l'exception notable de 1995, lors d'un combat de titans entre Valéry Giscard d'Estaing et Roger Quilliot. La seule fois où l'hôtel de ville a vacillé, pour finalement rester aux mains de l'ancien ministre du Logement de François Mitterrand à quelques centaines de voix près. Depuis ? RAS ! L'opposition se ridiculise à chaque scrutin par des scores pathétiques et des querelles de boutiquiers qui découragent les militants les plus exaltés. Quant à Serge Godard, le maire sortant, qui passe pourtant pour un homme peu charismatique - mais chaleureux et apprécié -, il vient de clore une longue promenade de santé électorale qui aura duré la bagatelle de dix-sept ans. Six listes de gauche Mais à bientôt 78 ans, le vieux lion va se retirer, "sans regret". "J'ai accompli mon devoir. J'ai transformé la ville. C'est ma plus grande fierté", revendique-t-il. Son trône intéressait pas moins de six candidats socialistes, dont quatre élus sortants, obligés d'en passer par des primaires pour se départager. Olivier Bianchi (43...

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