Municipales 2014 : ces candidats qui partent à l'abattoir

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Vincent Feltesse sait déjà qu'il sera battu par Alain Juppé à Bordeaux.
Vincent Feltesse sait déjà qu'il sera battu par Alain Juppé à Bordeaux.

Il est des fiefs qui échappent aux lois de l'alternance partisane. Ainsi, pour des raisons historiques, économiques et sociologiques, de nombreuses villes de plus de 50 000 habitants comme Montreuil, Versailles, La Rochelle, Lorient ou Antibes n'ont pas changé d'étiquette politique depuis plusieurs décennies. Et cette tendance au monopartisme est encore plus forte lorsque la municipalité est gouvernée par un "poids lourd" qui bénéficie d'une aura médiatique, de mandats nationaux et d'un réseau qui lui permet de favoriser sa ville. Si Martine Aubry à Lille, Christian Estrosi à Nice, François Rebsamen à Dijon, Alain Juppé à Bordeaux ou Gérard Collomb à Lyon sont des personnalités politiques qui ne font pas toujours l'unanimité sur le plan national, ils sont élus, réélus, et aujourd'hui plébiscités dans les sondages, réduisant à néant tout suspense électoral.Pourtant, leurs adversaires, qui les dépeignent la plupart du temps comme des "monarques" dans leur ville, ne se contentent pas de participer. Motivés par l'amour qu'ils portent à leur ville, par le fait d'assurer la pérennité du débat républicain ou par une place qu'ils pensent pouvoir occuper après le départ de leurs rivaux, leurs motivations sont multiples. Comment aborde-t-on une campagne perdue d'avance ? Réponse avec quelques-uns de ces "masochistes de la politique".À Dijon, Alain Houpert : la "tortue face au lièvre" Après trente ans de règne de Robert Poujade (RPR),...

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