Municipales 2014 - À Hénin-Beaumont, le socialisme en friche

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L'hôtel de ville d'Hénin-Beaumont.
L'hôtel de ville d'Hénin-Beaumont.

Cinq candidats de gauche, un candidat FN et une UMP presque inexistante : la débâcle est totale. "Dans le bassin minier, les socialistes apparaissent comme une bande de pieds nickelés qui se sont longtemps appuyés sur un système de baronnie et de clientélisme", dénonce David Noël, candidat Front de gauche à Hénin-Beaumont. Le tacle à Gérard Dalongeville, maire de 2001 à 2009 avant d'être exclu du PS et condamné à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds, est à peine voilé. En quelques années, Hénin-Beaumont, ville de 26 000 habitants, est devenue la rampe de lancement d'un FN qui cherche à s'implanter sur le territoire. Marine Le Pen y a mené sa campagne législative en 2012. Jean-Luc Mélenchon avait tenté de la déstabiliser. En 2009, lors de municipales partielles, Steeve Briois, secrétaire général du FN depuis 2011 et candidat aux municipales depuis 1995, obtient 47,62 % des voix. Bruno Bilde, son directeur de campagne, l'assure aujourd'hui : "Hénin-Beaumont n'est plus une ville de gauche." "On est dans une ville de gauche qui vote Front national", estime pour sa part Gérard Dalongeville. Le bazar est total.

Pour faire face au Front national, une alliance républicaine avait bien été mise sur pied et avait porté Eugène Binaisse au pouvoir en 2010. Mais elle a fait long feu. Aujourd'hui, les candidats se multiplient au sein même de la municipalité. De fortes inimitiés séparent le maire de son premier adjoint, Georges...

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