MTN-Qhubeka : Cummings a fait un pari gagnant

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MTN-Qhubeka : Cummings a fait un pari gagnant
MTN-Qhubeka : Cummings a fait un pari gagnant

Vainqueur de la 14eme étape après avoir surpris Thibaut Pinot et Romain Bardet dans le final, Stephen Cummings a confié après l'arrivée avoir fait un pari dans le final de l'étape. Un pari qui s'est révélé payant.

Dans un final haletant à Mende, le Britannique Stephen Cummings a marqué l’histoire du Tour de France en offrant à l’équipe MTN-Qhubeka sa première victoire d’étape sur la Grande Boucle, et la première pour une équipe africaine. Un succès qui a rendu l’ancien coureur de l’équipe Sky fier. « Etre sur le Tour de France c'est déjà un rêve. Et ensuite pour pouvoir remporter une étape, il faut avoir une équipe qui le permette. C'est le cas avec MTN-Qhubeka, et je suis assez fier de pouvoir leur apporter ce succès, en plus le jour de l'anniversaire de la naissance de Mandela, qui est très important en Afrique du Sud, a déclaré Stephen Cummings au site officiel du Tour de France après l’arrivée. Pour moi ce n'était absolument pas un retour en arrière de m'engager dans cette équipe. Quand on roule pour Sky et BMC, il y a une telle pression sur les objectifs de classement général qu'il n'y a pas vraiment d'opportunités pour des coureurs comme moi. Chez MTN-Qhubeka, il y a à la fois la cause de la fondation Qhubeka qui m'a plu, et la stratégie de l'équipe. Ils sont concentrés sur les victoires d'étapes. Donc parfois il faut travailler pour les autres, par exemple Edvald Boasson Hagen ou Louis Meintjes. Mais à d'autres moments je peux bénéficier d'une certaine liberté pour prendre des échappées. »

Dans les deux derniers kilomètres, Stephen Cummings a su revenir sur le duo français composé de Romain Bardet et Thibaut Pinot pour les surprendre en contrant dès qu’il est revenu. Une tactique que le Britannique présente comme un pari. « Je me rappelais de l'ascension finale, parce que j'étais déjà venu pour Paris-Nice en 2010. Donc je savais qu'elle était difficile, et qu'il y avait de bien meilleurs grimpeurs que moi, mais j'ai fait un pari, assure Stephen Cummings. C'était un effort d'à peu près dix minutes à tenir. J'y suis donc allé sans paniquer, y compris quand Bardet et Pinot ont accéléré. A deux kilomètres de l'arrivée, je voyais toujours Pinot, et j'étais en position de le rejoindre. Je savais aussi qu'il y avait une partie descendante où je serais favorisé par mon poids. Dans le dernier kilomètre, j'ai donc tout donné en prenant les virages à fond, parce que je savais que Pinot serait très prudent. » Une tactique qui a donc payé.

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