Moyen-Orient : Donald Trump, un éléphant dans un magasin de porcelaine

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Donald Trump souhaite prendre ses distances aussi bien avec l'Arabie saoudite qu'avec l'Iran. Une mise en cause de la diplomatie de son prédécesseur.
Donald Trump souhaite prendre ses distances aussi bien avec l'Arabie saoudite qu'avec l'Iran. Une mise en cause de la diplomatie de son prédécesseur.

« Donald, vous vivez dans un monde à part. » Le constat, assené par Hillary Clinton en septembre dernier, lors du premier débat présidentiel, faisait mouche. À l'époque, les innombrables diatribes prononcées par le tonitruant candidat républicain à la tignasse blonde prêtaient à sourire tant ses chances d'accéder à la Maison-Blanche paraissaient infimes. Or, deux mois plus tard, la bête de foire médiatique est devenue président de la première puissance au monde. Et vers l'Orient compliqué, Donald Trump vole avec des idées simplistes.

Problème, la région traverse actuellement l'une des pires crises de son histoire, avec l'effondrement des États-nations au profit du « califat » transnational proclamé par Daech, dont les tentacules menacent jusqu'à l'Europe. À la tête d'une coalition internationale, les États-Unis dirigent deux offensives parallèles, en Irak et en Syrie, contre Mossoul et Raqqa, les deux « capitales » de l'État islamique. « Si je suis élu, Daech disparaîtra, rapidement. Très, très rapidement », promettait le candidat Trump en avril 2016. Invité à l'époque à préciser sa stratégie, l'homme d'affaires se révélait pour le moins confus. « Je ne vais pas leur dire où ni comment. Nous devons, en tant que pays, être plus imprévisibles. »

Moins interventionniste

Contrairement au « faucon » démocrate Hillary Clinton qui était favorable à la guerre en Irak de...

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