Mouvement de protestation des surveillants de prison

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PARIS (Reuters) - Des surveillants de prison ont brièvement bloqué l'accès à une dizaine de centres pénitentiaires en France mercredi pour réclamer des moyens et des effectifs supplémentaires pour faire face à une surpopulation croissante.

Des rassemblements ont été signalés devant les centres pénitentiaires de Meaux, Châteaudun, Bordeaux, Mont-de-Marsan, Rouen et Moulins-sur-Yonne, a-t-on appris auprès de la CGT, à l'initiative du mouvement avec le syndicat FO.

D'autres actions étaient prévues dans la soirée en région parisienne, notamment devant les maisons d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne) et de Fleury-Mérogis (Essonne).

Au ministère de la Justice, on fait état de la création depuis 2007 "de 4.850 postes dans l'administration pénitentiaire et de la programmation de 6.017 postes jusqu'en 2017 pour accompagner la création de nouveaux établissements".

Le ministère a "conscience que l'augmentation du nombre de détenus et l'attribution de nouvelles missions des surveillants peuvent générer des tensions", a dit à Reuters le porte-parole adjoint de la Chancellerie, Olivier Pedro-José.

La population carcérale en France a battu un record avec 66.445 détenus au 1er mars pour 57.213 places, en dépit de la mise en service d'établissements neufs ces dernières années. Un quart des détenus sont en attente de jugement ou d'appel.

Passé sous la barre des 50.000 en 2001, le nombre de détenus a augmenté depuis régulièrement, en parallèle à l'importance prise dans la vie politique par le thème de l'insécurité.

La surpopulation amène, selon les syndicats pénitentiaires, une gestion plus difficile de la vie carcérale, notamment un taux de suicide record en Europe. Depuis plusieurs années, on recense une centaine de morts chaque année dans les prisons, selon diverses sources indépendantes de l'administration.

Marine Pennetier, avec Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser

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