Mourinho-Wenger, l'amour vache

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Mourinho-Wenger, l'amour vache
Mourinho-Wenger, l'amour vache

Ce samedi, Chelsea accueille Arsenal pour l'affiche phare de cette 6e journée de Premier League. L'occasion aussi de scruter une fois de plus la relation particulière entre José Mourinho et Arsène Wenger. Et si les meilleurs ennemis de Premier League ne pouvaient plus vivre l'un sans l'autre ?

Le 14 février 2005, alors champion en titre, Arsenal se présente face à Crystal Palace et aligne un onze sans aucun joueur anglais, une première en Angleterre qui débouche sur un succès 5-1. Face aux critiques, Arsène Wenger pointe du doigt le Chelsea de José Mourinho. "Je ne crois pas que Chelsea utilise plus d'Anglais que nous. Qui ont-ils formé ? Un seul joueur, John Terry." Le Special One n'a encore rien gagné sur le sol anglais et ne relève pas, sûrement car il n'y voit encore rien de personnel. Le fait est cependant incontestable : dans le jeu des petites piques par voie de presse interposée, c'est bien l'Alsacien qui a ouvert les hostilités avec le Portugais. Et qui en remet une couche six mois plus tard, alors que les Blues ont gagné le titre en mai : "Je sais que nous vivons dans un monde fait uniquement de vainqueurs et de perdants, mais quand un sport encourage des équipes refusant la prise d'initiative, il est en danger".

En clair, Arsenal défend les valeurs de beau jeu, Chelsea les dessert. Et pour la première fois, Mourinho répond. Sans prendre de gants : "Wenger a un vrai problème avec nous et je pense qu'il est ce que, vous Anglais, appelez un voyeur. Il y a des gens qui, quand ils rentrent chez eux, scrutent d'autres foyers avec leurs grands téléscopes. Wenger doit être l'un d'entre eux, c'est une maladie". L'Alsacien, vétéran de Premier League et incarnation du savoir vivre dans le football, est choqué comme un retraité qui se ferait traité de pervers par un ado de 16 ans. Et à la vérité, sur le terrain des vacheries balancées en conférence de presse, le Portugais tape bien plus juste et fort que le Français.

Mourinho, roi de la punchline


Notamment lorsqu'en novembre 2005, il moque Arsène Wenger pour ce qu'il estime être une fixation sur son équipe, qui vient de détrôner les Gunners : "À Stamford Bridge, nous avons un dossier des citations de Wenger sur Chelsea sur les douze derniers mois. Ce n'est pas un dossier de cinq pages. Il y en a 120". Quand il ne flirte pas avec l'insulte, Mourinho joue sur la corde de l'humour, point sur lequel il se sait supérieur car il n'a pas peur d'aller trop loin ou de laisser à Arsène Wenger le rôle plus austère du redresseur de tort. Comme en avril 2013, alors que les deux hommes ne disputent plus le même championnat mais que l'Alsacien…




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