Motion de censure : «Nous gouvernerons jusqu'au bout», assène Valls

le , mis à jour à 20:09
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Motion de censure : «Nous gouvernerons jusqu'au bout», assène Valls
Motion de censure : «Nous gouvernerons jusqu'au bout», assène Valls

Pas de suspense, un hémicycle désert, mais des débats tendus. Conséquence du recours par Manuel Valls à l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter une nouvelle fois sans vote le projet de loi Macron, l'Assemblée nationale a débattu ce jeudi de la motion de censure déposée par Les Républicains et l'UDI. Celle-ci a, comme attendu, été rejetée. Mais les discussions ont braqué une lumière crue sur les divisions qui minent la majorité. 

D'emblée, Christian Jacob, le chef de file des députés Républicains appuie là où ça fait mal : sur la fracture socialiste. «Ce que révèle ce 49-3 (...) c'est votre incapacité à entraîner votre propre majorité», lance-t-il au Premier ministre, contraint (pour la deuxième fois) de passer en force face à une nouvelle fronde d'une partie de ses troupes. «Votre bail à Matignon est depuis son commencement un long calvaire parlementaire», insiste le député-maire de Provins (Seine-et-Marne), rappelant les rebuffades inédites et répétées des frondeurs socialistes.

Jacob insiste : «Le congrès de Poitiers devait réconcilier les socialistes, il n'a été qu'une mascarade, qu'un théâtre d'ombres, dont la France va faire les frais.» Il y a trois semaines, Jean-Christophe Cambadélis était reconduit à la tête du PS avec 70% des voix, grâce à une motion allant de Martine Aubry à l'aile droite du PS et comptant la quasi-totalité du gouvernement. L'assurance d'afficher l'image d'une famille unie à Poitiers. Las, le groupe socialiste n'a pas tardé à se fracturer à nouveau sur la politique économique et le projet de loi Macron.

«Votre majorité est disqualifiée»

Jacob accuse Valls d'avoir «violé la Constitution». D'avoir «humilié et trahi sa majorité», «violenté le Parlement». Il estime que «la noblesse» aurait été de «convoqu(er) des élections législatives». Puis, conclut : «Vous n'avez plus les moyens de gouverner.» Même constat de son homologue de ...

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  • M9700920 le jeudi 18 juin 2015 à 21:58

    Et les Pseudo frondeurs qui parlent beaucoup mais qui n'ont pas l'honnêteté de démissionner!!!Ils pensent beaucoup plus à leurs indemnités payées par nos impots qu'à leurs idées......!!!

  • frk987 le jeudi 18 juin 2015 à 18:47

    Pour Pathor , nous sommes bien d'accord, pas enthousiasmant la relève, entre un vieillard qui va ne rien faire à part s'occuper de sa prostate ou bien un agité totalement impopulaire et le PS...pas de quoi être optimiste pour l'avenir.

  • Pathor le jeudi 18 juin 2015 à 18:41

    Si seulement cette expérience de dictature socialiste pouvait servir de leçon aux français ! mais c'est même pas certain :-( ----------et les alternatives aujourd'hui ne sont ne sont pas enthousiasmantes...

  • frk987 le jeudi 18 juin 2015 à 18:36

    Quant aux députés, tant bien même ils sont contre à 100%, ce serait franchement dommage de démissionner et de perdre sa gamelle de soupe, c'est ce que mon chien me dit quand il a des crises d'humeur. Pas d'accord mais je reste, niveau d'un clébard, c'est ça un député.

  • frk987 le jeudi 18 juin 2015 à 18:33

    C'est la conception de la liberté démocratique vu par un socialo nostalgique de l'ex RDA, ni plus ni moins. Il sait fort bien qu'il est minoritaire mais rien à fiche, droit dans le mur en klaxonnant pour que le mur s'efface.

  • pbenard6 le jeudi 18 juin 2015 à 18:31

    jusqu'ai bout de quoi? jusqu'au bout du bout?

  • rodde12 le jeudi 18 juin 2015 à 18:22

    Pourquoi s'acharner ? s'il pense que sa politique est bonne qu'il cherche des appuis à droite. Si ses projets sont intéressants il sera soutenu. En s'obstinant ( pour plus tard se faire élire) il fait perdre du temps à la France toute entière. Et la droite arrivée au pouvoir prendra des mesures plus dures que celles qu'il aurait pu négocier. La haute cour, vite, car c'est une dictature de fait.