Mostra de Venise : Rebecca Zlotowski, au bord des marches

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Rebecca Zlotowski dans le 9e arrondissement de Paris, le lundi 25 juillet 2016.
Rebecca Zlotowski dans le 9e arrondissement de Paris, le lundi 25 juillet 2016.

La jeune réalisatrice présente « Planetarium », avec Natalie Portman et Lily-Rose Depp, projeté hors compétition.

Le cinéma français n’est pas un lycée. Mais s’il l’était, Rebecca Zlotowski serait celle qu’on remarque dans la classe. Pas le genre d’élève à rester retranchée derrière ses cahiers ni à la ramener avec ses bul­le­tins. Encore moins la can­cre. Celle au contraire qui cogite, bosse dur, aide ses camarades, s’amuse à la récré. Souriante, avenante et concentrée en ce jour de juillet, évoquant son parcours, ses films, elle s’amuse de cette étiquette d’élève modèle : « C’est vrai, je suis un bon petit soldat, j’ai tout fait comme il faut. » Elle n’aime pas trop l’exercice du portrait, par peur de déplaire. Ceux qui la côtoient ont un avis tranché. Son producteur, Frédéric Jouve : « Elle a une énergie délirante, une capacité phénoménale à fédérer sur un plateau. » La réalisatrice Céline Sciamma (Bande de filles, Tomboy), amie proche : « Elle a de l’ambition au sens noble, elle ose des choses que peu de gens se permettent. »

Une notoriété sur une courbe ascendante A 36 ans, Rebecca Zlotowski a signé trois longs-métrages. Un premier, Belle Epine, en 2010, avec une actrice alors montante, Léa Seydoux. Puis Grand Central en 2013, avec la même comédienne, devenue vedette entre-temps, et le déjà « césarisé » Tahar Rahim pour Un Prophète. Enfin ­Planetarium, qui sort le 16 novembre. La courbe est ascendante, qu’il s’agisse des budgets (1 million d’euros pour le premier, 3 pour le deuxième, 7 pour celui-ci), des entrées (22 000 entrées en France pour Belle Epine, 250 000 pour Grand Cent...

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