Mossoul : une bataille, zéro stratégie

le
0
Les soldats de l'armée irakienne dans leur progression vers Mossoul. Eux seuls devraient entrer dans la ville, à dominante sunnite. Mais cette armée nationale reste composée majoritairement de chiites.
Les soldats de l'armée irakienne dans leur progression vers Mossoul. Eux seuls devraient entrer dans la ville, à dominante sunnite. Mais cette armée nationale reste composée majoritairement de chiites.

L'annonce inopinée du lancement de la bataille de Mossoul, « capitale irakienne » de Daech, a secoué les chancelleries occidentales. Pourtant, jeudi, lors d'une réunion internationale organisée à Paris, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi s'est voulu rassurant en annonçant par vidéoconférence depuis Bagdad que les forces irakiennes progressaient « plus vite que prévu » vers la deuxième ville d'Irak. En déplacement à un sommet européen à Bruxelles, François Hollande lui a emboîté le pas en déclarant que la ville de Raqqa, la « capitale » syrienne du califat, pourrait être le prochain objectif de la coalition internationale anti-Daech.

Pourtant, au quatrième jour de l'offensive visant à déloger les soldats du califat de leur bastion irakien, et tandis que la bataille au sein même de la ville, métropole aussi grande que Paris contenant toujours des milliers de djihadistes, pourrait ne pas débuter avant plusieurs semaines, les interrogations subsistent quant à l'après-Daech. « Qui administrera Mossoul ? Qui gouvernera ? s'interroge-t-on à Paris. Ces questions restent pour l'heure sans réponse. »

Absence de plan politique

« Il semble que la logique militaire et politique l'ait emporté sur toute question sur l'avenir de Mossoul, décrypte un diplomate. Les forces armées étaient prêtes pour débuter, Barack Obama veut achever sa présidence sur une victoire symbolique, et le...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant