Mosquée de Mantes-la-Ville : le maire FN désavoué par la justice

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Cyril Nauth, le maire FN de Mantes-la-Ville, ne veut pas entendre parler de l'installation de la mosquée.
Cyril Nauth, le maire FN de Mantes-la-Ville, ne veut pas entendre parler de l'installation de la mosquée.

La justice a suspendu vendredi le projet du maire FN de Mantes-la-Ville, le seul d'Ile-de-France, d'installer le poste de police municipale sur l'emplacement d'une future mosquée, une décision entachée d'« un détournement de pouvoir », a-t-on appris auprès du tribunal administratif de Versailles.

Le juge des référés a donné raison au préfet des Yvelines qui attaquait jeudi en référé (procédure d'urgence) la décision du maire frontiste Cyril Nauth de préempter un local devant accueillir une salle de prière et une délibération instaurant une étude pour un projet de commissariat. Le juge « a estimé, dans chaque affaire, que le moyen tiré du détournement de pouvoir était de nature à créer un doute sérieux sur leur légalité ».

Un projet « sorti du chapeau »

L'association des musulmans de Mantes-Sud (AMMS) avait réuni 600 000 euros pour racheter les locaux et y aménager une salle de prière, un projet dans les cartons depuis trois ans. De l'autre, le maire élu en 2014, Cyril Nauth, entendait renforcer la police municipale et lui accorder des locaux plus vastes.

Dans la justice administrative, le droit de préemption du maire doit être motivé par l'intérêt général. Or le préfet voit dans la décision de l'édile frontiste de préempter le local « un détournement de pouvoir » destiné à « faire obstacle » au projet de lieu de culte, a résumé l'avocat de la préfecture, Me ...

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