Moscovici exclut toute contagion du Brexit, prudent face à Trump

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    PARIS, 16 janvier (Reuters) - Le commissaire européen aux 
Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici a écarté 
lundi l'éventualité de voir d'autres pays européens quitter 
l'Union européenne dans le sillage du Royaume-Uni, une option 
envisagée par Donald Trump dans un entretien accordé à la presse 
européenne.  
    "Je ne suis pas inquiet, je crois que cette idée qu'il va y 
avoir une contagion du Brexit est un fantasme, un mauvais 
fantasme", a-t-il déclaré lors de ses voeux à la presse, à 
Paris.   
    L'ex-ministre français de l'Economie et des Finances 
répondait ainsi aux propos tenus par Donald Trump dans un 
entretien au Times et à Bild, où il estimait que la sortie 
programme du Royaume-Uni de l'Union européenne était un succès 
qui inspirerait d'autres pays membres.   
    "Le Brexit est regrettable (...) il est problématique et on 
attendrait de nos amis américains qu'ils ne s'en réjouissent 
pas".  
    "Je ne crois pas que des commentaires qui en quelque sorte 
valorisent la division de l'Union, y compris en prévoyant de 
futurs départs, soient le meilleur départ dans les relations 
euro-atlantiques avec le nouveau président", a-t-il poursuivi.   
    A l'approche de l'entrée en fonction du président élu aux 
Etats-Unis, Pierre Moscovici a également affiché sa volonté 
d'adopter une attitude circonspecte et "pragmatique" dans 
l'évolution des relations transatlantiques. 
    "Je ne confonds pas bien sûr le candidat et le président 
Donald Trump" mais "avec ce président ce sera certainement rock 
and roll et la seule sagesse possible, à quelques jours de sa 
prise de fonction, je pense que pour nous c'est le 'wait and 
see'".  
    Tout en se refusant à faire "des procès d'intention ou des 
polémiques" en attendant l'entrée en fonctions effective de 
l'administration Trump, Pierre Moscovici a souligné qu'il n'y 
avait que peu de raison d'être optimiste.  
    "J'espère qu'une fois passée cette phase de l'installation, 
le climat sera comme toujours un climat coopératif avec les 
Américains" mais "si un certain état d'esprit se confirme, alors 
l'Europe ne doit pas être naïve et l'Europe doit être capable de 
réagir et d'agir".      
 
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • vmcfb il y a 10 mois

    Cela fait un peu Mme Soleil. Mais il est cependant possible que d'autres pays suivent, (certains pays plus à l'est..), et cela ne sera pas plus mal. On aurait du garder un noyau dur (centré sur l'Allemagne et la France, le benelux, l'Italie et l'Espagne) en charge des seuls intérêts des participants, plutôt que de viser à essayer de régler des problèmes qui ne nous concernent qu'à la marge (Ukraine par exemple.;).

  • acopelo1 il y a 10 mois

    Aussi creux qu'en tant ue ministre !

  • Berg690 il y a 10 mois

    Mais il en sait des choses notre Mosco.... je ne m'avancerai pas trop sur l'Italie, Portugal, Espagne, Grèce.....