Moscovici demande des efforts à tous pour un accord grec

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 (Actualisé avec déclarations supplémentaires, changement de 
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    par Renee Maltezou et Joseph Nasr 
    ATHENES/BERLIN, 15 février (Reuters) - Les discussions entre 
la Grèce et ses créanciers pour conclure l'examen des réformes 
entreprises par Athènes en échange d'une aide financière ont 
progressé mais nécessitent encore des efforts pour aboutir, a 
déclaré mercredi Pierre Moscovici. 
    Le commissaire européen aux Affaires économiques et 
financières se trouve à Athènes pour tenter de rapprocher les 
points de vue entre la Grèce, ses créanciers de la zone euro, 
dont l'Allemagne, et le Fonds monétaire international (FMI). 
    Des divergences persistent sur les objectifs budgétaires 
fixés à la Grèce, sur d'éventuels allègements supplémentaires du 
fardeau de la dette grecque et sur les efforts nécessaires pour 
conclure un examen désormais engagé depuis des mois. 
    La lenteur des progrès a ravivé les craintes d'une crise 
financière dans la zone euro au cas où la Grèce, faute d'une 
nouvelle enveloppe versée par ses créanciers, ne pourrait 
honorer des remboursements de dette arrivant à échéance cet été. 
    "Il y a une convergence sur certains points afin que nous 
puissions conclure l'examen et avancer", a dit Pierre Moscovici  
à la presse avant une rencontre avec le ministre grec des 
Finances, Euclide Tsakalotos. "Il reste à faire quelques petits 
pas supplémentaires." 
    Athènes espère conclure un accord "politique" d'ici le lundi 
20 février, date à laquelle les ministres des Finances de la 
zone euro se pencheront sur le cas grec à Bruxelles. 
    Pierre Moscovici a déclaré au Premier ministre grec, Alexis 
Tsipras, que cette réunion de l'Eurogroupe "pourrait fixer les 
paramètres d'un accord pour conclure la revue". 
    "Des efforts sont nécessaires de la part de toutes les 
parties; avec un peu plus d'efforts, nous pouvons y arriver, 
nous devons y arriver", a-t-il ajouté. 
    Un tel compromis au niveau politique permettrait aux 
représentants des créanciers de retourner à Athènes pour donner 
leur accord technique aux réformes réclamées au gouvernement 
grec et ainsi ouvrir la voie à une validation de la procédure 
d'examen par les créanciers. 
     
    LE FMI N'A PAS CHANGÉ D'AVIS 
    "Nous allons discuter encore et encore jusque lundi (...) 
afin d'obtenir la participation de tous, afin que les paramètres 
de ce qui pourrait être un compromis conviennent à chacun", a 
poursuivi Pierre Moscovici, ajoutant que tout accord 
nécessiterait la participation du FMI. 
    L'Union européenne estime que la Grèce peut dépasser son 
objectif d'un excédent budgétaire primaire de 3,5% de son 
produit intérieur brut (PIB) en 2018, date d'expiration du plan 
d'aide de 86 milliards d'euros conclu en 2015. 
    Le FMI, qui n'a pas encore décidé de sa participation à ce 
troisième plan de sauvetage de la Grèce, pense en revanche que 
les mesures réclamées à Athènes ne peuvent permettre d'atteindre 
qu'un excédent primaire de 1,5%, à moins que le pays adopte des 
mesures d'austérité supplémentaires et bénéficie d'un allègement 
de dette significatif. 
    Les responsables européens reprochent au FMI un excès de 
pessimisme et l'Allemagne considère que la Grèce n'a pas besoin 
d'un allègement de dette mais d'une poursuite de ses efforts 
pour améliorer sa compétitivité. 
    Berlin souhaite que le FMI participe à ce troisième plan 
d'aide pour en renforcer la crédibilité. La perspective des 
élections législatives cette année en Allemagne ne devrait pas 
inciter le gouvernement d'Angela Merkel à assouplir sa position. 
    Poul Thomsen, directeur du département Europe au FMI, a 
déclaré au journal allemand Handelsblatt que l'opinion de son 
institution sur la Grèce n'avait pas changé. 
    "Les accusations selon lesquelles nos modèles sont obsolètes 
et que nous sommes en permanence trop pessimistes se heurtent au 
fait que le programme grec rate ses objectifs depuis des années 
maintenant", a-t-il dit. 
    Euclide Tsakalotos a pour sa part exhorté le FMI à prendre 
une décision rapidement. 
    "Si le FMI veut coopérer, il devrait prendre une décision 
rapide et cesser de formuler des exigences déraisonnables", 
a-t-il écrit dans une tribune publiée par le journal allemand 
Bild. 
    La Grèce, qui a dépassé ses objectifs budgétaires en 2016 et 
a déjà baissé 11 fois les retraites depuis le début de la crise 
de sa dette, refuse d'envisager des coupes supplémentaires dans 
ses dépenses. Alexis Tsipras a déclaré à Pierre Moscovici qu'il 
serait destructeur de débattre de nouvelles mesures d'austérité 
et qu'une "alliance de raison" était nécessaire pour parvenir à 
un accord.  
 
 (Marc Angrand et Bertrand Boucey pour le service français, 
édité par Wilfrid Exbrayat) 
 
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  • Cambio17 le mercredi 15 fév 2017 à 17:33

    On ne va pas faire des efforts pour un pays de 17 millions d'habitants qui a été ruiné 6 fois en 200 ans ! Dont le peuple ne paye pas d'impots, pas de taxe, pas de tva, dont les fonctionnaires ont 17 mois de salaires... Et 400 milliards d'euros à l'étranger...

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