Moscou voit les chances d'un accord international sur la Syrie en progrès

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MOSCOU, 23 septembre (Reuters) - Moscou estime que les perspectives d'un accord international sur les moyens de régler le conflit en Syrie et de combattre l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) s'améliorent, a déclaré mercredi une source diplomatique russe. "Moscou a désormais une vue optimiste des chances d'un règlement en Syrie et d'une réunion des efforts pour combattre l'Etat islamique", a dit cette source. La diplomatie russe s'active sur le front syrien depuis cet été et Vladimir Poutine, attendu à la fin du mois lors de l'Assemblée générale des Nations unies et qui effectuera à l'occasion sa première visite en huit ans aux Etats-Unis, devrait en discuter avec ses interlocuteurs. Moscou, allié indéfectible du régime syrien, a parallèlement renforcé sa présence militaire en Syrie, envoyant des conseillers militaires, des blindés, des pièces d'artillerie et des hélicoptères qui pourraient à terme être un atout diplomatique dans son jeu. (voir ID:nL5N11O30C ) En déplacement la semaine dernière à Douchanbé, au Tadjikistan, le président russe a indiqué que la Russie continuerait de soutenir militairement le régime de Bachar al Assad dont le rôle, juge-t-il, est indispensable pour lutter contre l'EI. "Si la Russie n'avait pas soutenu la Syrie, la situation dans ce pays serait encore pire qu'en Libye, et le flot de réfugiés serait encore plus élevé", a-t-il noté. (voir ID:nL5N11L4D3 ) Le conflit syrien en est dans sa cinquième année et les divergences entre les puissances mondiales, qui s'opposent notamment sur le sort de Bachar al Assad, ont interdit toute solution diplomatique ou politique à la crise. Mais selon cette source diplomatique russe, la menace croissante que constituent les djihadistes de l'EI pousse à de nouvelles initiatives internationales. "Il semble que la Russie mette sur la table de nouvelles propositions de paix pour la Syrie, mais les chances de percée sont basses", estime l'universitaire Richard Gowan, de la Columbia University. "Poutine va utiliser sa première visite à l'Onu en une décennie pour défendre avec force son soutien au président syrien Bachar al Assad, ajoute-t-il, mais les gouvernements occidentaux et arabes répondront avec autant de fermeté. De pénibles débats sur la Syrie pourraient empoisonner l'atmosphère." Poutine s'adressera lundi à la tribune de l'Assemblée générale de l'Onu. (Gabriela Baczynska avec Michelle Nichols au siège new-yorkais des Nations unies; Henri-Pierre André pour le service français)

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