Moscou veut renforcer les échanges agricoles avec l'Égypte

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(Actualisé avec précisions, citation) SOTCHI, Russie, 12 août (Reuters) - La Russie et l'Égypte vont renforcer leurs échanges de biens alimentaires, ont annoncé mardi des responsables russes après un entretien entre leur président Vladimir Poutine et son homologue égyptien Abdel Fattah al Sissi. Moscou va fournir au Caire au moins 5 à 5,5 millions de tonnes de blé et augmenter de 30% ses importations de produits agricoles égyptiens. Les deux pays étudient la création d'une zone de libre-échange, évoquée de longue date, ainsi que la création d'un complexe industriel russe en Egypte dans le cadre du projet de développement du canal de Suez, a ajouté Vladimir Poutine. "L'Égypte a déjà augmenté son offre (agricole) à destination de notre marché de 30% et est prête à une nouvelle hausse de 30% dans un futur proche", a déclaré le dirigeant russe. L'accroissement des livraisons de denrées telles que des pommes de terre, des oignons, de l'ail et des oranges compensera pour moitié la baisse des importations liées aux biens sous embargo, selon le ministre russe de l'Agriculture, Nikolaï Fiodorov. Le chef du Kremlin a précisé qu'un accord avait d'ores et déjà été conclu pour faciliter l'accès des produits agricoles égyptiens au marché russe. La Russie cherche de nouvelles sources d'approvisionnement depuis qu'elle a décrété la semaine dernière un embargo d'un an sur certains produits agricoles en provenance de l'Union européenne, des Etats-Unis et d'autres pays lui ayant imposé des sanctions en raison du conflit en Ukraine. Outre l'Egypte, Moscou a notamment sollicité la Turquie et le Brésil pour compenser la chute de ses importations. Une centaine de producteurs alimentaires brésiliens ont reçu un permis d'exportation vers la Russie au cours de la semaine écoulée, a indiqué mardi Nikolaï Fiodorov. L'Egypte est de son côté le premier importateur mondial de blé, avec environ 10 millions de tonnes achetées chaque année, pour moitié par l'autorité d'achat public du blé (GASC) et pour moitié par les importateurs privés. L'an dernier, elle s'était principalement fournie auprès de la Roumanie, de la Russie, de l'Ukraine et de la France. (Alexei Anishchuk; Tangi Salaün et Agathe Machecourt pour le service français)

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  • newwin le mardi 12 aout 2014 à 18:05

    ca pas plaire au usgb!