Moscou table sur "trois à quatre mois d'opérations" en Syrie

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(Actualisé avec nouvelles déclarations, contexte) PARIS, 2 octobre (Reuters) - La Russie, engagée militairement depuis cette semaine contre "plusieurs organisations terroristes" en Syrie, table sur trois à quatre mois d'opérations militaires, a déclaré vendredi le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma. "Il y a toujours un risque d'enlisement mais à Moscou on parle de trois ou quatre mois d'opérations", a déclaré sur Europe 1 Alexis Pouchkov, soulignant que les frappes aériennes allaient s'intensifier. "Je pense que c'est l'intensité qui est importante parce que la coalition américaine a fait semblant de bombarder Daech pendant une année. Il n'y a pas de résultats mais si vous le faites d'une manière beaucoup plus efficace, je pense que les résultats vont se faire connaître", a-t-il ajouté. La Russie, soutien indéfectible du régime de Bachar al Assad depuis le début du conflit en 2011, a mené mercredi ses premières frappes aériennes en Syrie, dans des provinces considérées comme vitales pour la survie du régime alaouite au pouvoir. Plusieurs pays occidentaux, notamment la France et les Etats-Unis, ont critiqué ces frappes et ont appelé Moscou à viser exclusivement l'Etat islamique et non les groupes d'opposants au régime ID:nL5N1213ZQ . "C'est déjà commencé. On a déjà bombardé des bases de Daech", a assuré Alexis Pouchkov. "Le problème, c'est que les opposants à Bachar sont parfois très proches des terroristes". L'objectif des frappes russes c'est "de conserver la Syrie en tant qu'Etat indépendant parce qu'autrement elle va se diviser", a-t-il souligné. "La Russie voit que pendant quatre ans le gouvernement d'Assad a tenu le coup et aujourd'hui, c'est la seule force militaire sur le terrain qui combat Daech". La question de la Syrie devrait être abordée lors d'un entretien bilatéral ce vendredi entre François Hollande et le président russe Vladimir Poutine à Paris en marge d'un sommet sur la crise ukrainienne ID:nL5N1212ZO . La question d'une coordination avec la France, qui a mené ses premières frappes en Syrie la semaine dernière, pourrait être évoquée à cette occasion "mais en Russie, on ne parle pas tellement du rôle de la France, c'est surtout l'Amérique et les contacts avec Washington dont on parle". (Marine Pennetier)

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