Moscou s'acharne à juger Magnitski post mortem

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L'affaire a déjà provoqué un coup de froid entre les États-Unis et la Russie à propos des adoptions.

Au tribunal moscovite Tverskoï, lundi 11 mars au matin, l'heure est à la bousculade. Dès l'ouverture de la minuscule salle d'audience réservée à l'affaire Magnitski, soixante journalistes tentent de prendre d'assaut les deux seules banquettes réservées au public. En revanche, la cage en fer où les prévenus sont traditionnellement conduits reste vide. Et pour cause: le principal accusé, Sergueï Magnitski, ancien conseil du fonds Hermitage Capital, est décédé en prison en 2009, vraisemblablement à la suite de mauvais traitements. Le second, William Browder, qui fut son employeur à Moscou, est officiellement interdit de séjour en Russie depuis 2007. Les deux hommes sont accusés de fraude fiscale à hauteur de 13 millions d'euros. En dix minutes, l'audience est une nouvelle fois reportée, au 22 mars.

Le fait qu'un tel procès, portant sur une somme relativemen...



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