Moscou réclame une réunion en urgence du Conseil de sécurité

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    MOSCOU, 17 septembre (Reuters) - La Russie a estimé samedi 
soir que les frappes meurtrières imputées à la coalition 
américaine contre des positions de l'armée syrienne à Deïr az 
Zour compromettaient l'accord avec les Etats-Unis qui a permis 
de déclarer une trêve en Syrie, rapportent des agences de presse 
russe. 
    Le ministère russe des Affaires étrangères, qui a réclamé 
une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'Onu, ajoute 
être parvenu à la "conclusion réellement terrifiante pour le 
monde entier que la Maison blanche défend l'Etat islamique". 
    "Il ne peut y avoir désormais de doute à ce sujet", a 
poursuivi la porte-parole du ministère, Maria Zakharova, 
intervenant sur la chaîne de télévision Rossiya-24, cité par 
l'agence RIA Novosti. 
    "Nous exigeons une explication complète et détaillée de 
Washington. Cette explication devra être donnée au Conseil de 
sécurité de l'Onu", a-t-elle ajouté. 
    Damas et Moscou ont accusé la coalition sous commandement 
américain d'avoir bombardé samedi des positions de l'armée 
syrienne près de Deïr az Zour, dans le nord-est du pays, tuant 
plusieurs dizaines de soldats.       
    Le commandement central de l'armée américaine (CentCom) n'a 
pas confirmé avoir frappé des soldats syriens mais a laissé 
entendre que c'était peut-être le cas en déclarant que ce 
bombardement aérien avait été suspendu après avoir été informé 
par des responsables russes que les troupes et les véhicules 
visés appartenaient peut-être à l'armée syrienne. 
    Un responsable militaire américain s'est dit "pratiquement 
certain" que la coalition avait frappé par erreur des positions 
de l'armée syrienne.   
 
 (Andrew Osborn; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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