Moscou pourrait punir des compagnies aériennes de l'UE

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* Medvedev évoque des mesures de rétorsion après des sanctions de l'UE * Un journal évoque une interdiction de survol de la Sibérie * Une telle mesure coûterait cher aux compagnies concernées (Avec Medvedev, précisions, contexte) par Maria Kiselyova et Gleb Stolyarov MOSCOU, 5 août (Reuters) - Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a brandi mardi la menace de mesures de rétorsion après les nouvelles sanctions prises contre Moscou par l'Union européenne, qui ont abouti à la la suspension des vols d'une filiale de la compagnie nationale Aeroflot, et un quotidien a rapporté que les avions européens pourraient se voir interdire le survol de la Sibérie. Dobrolyot, une compagnie à bas prix exploitée par Aeroflot AFLT.MM , a suspendu tous ses vols la semaine dernière, son contrat de location d'avions ayant été annulé par les nouvelles sanctions adoptées par l'UE à l'encontre de Moscou car elle dessert la Crimée, la région ukrainienne annexée par la Russie en mars. "Nous devrions débattre d'éventuelles représailles", a déclaré Dmitri Medvedev lors d'une réunion mardi avec son ministre des Transports et le directeur général délégué d'Aeroflot. Le quotidien économique Vedomosti a rapporté de son côté que la Russie pourrait réduire voire interdire l'utilisation par les compagnies européennes des couloirs aériens transsibériens, ce qui pourrait augmenter le coût de leurs vols à destination de l'Asie en les contraignant à des détours longs et coûteux. La question des restrictions de vols de transit au-dessus du territoire russe est débattue au sein des ministères des Affaires étrangères et des Transports, a dit une source à Vedomosti. De telles mesures pénaliseraient les compagnies européennes par rapport à leurs rivales asiatiques mais elles priveraient aussi l'Etat russe des recettes tirées des droits de survol. A la Bourse de Moscou, l'action Aeroflot a perdu près de 6% mardi. Selon Vedomosti, la compagnie empoche chaque année quelque 300 millions de dollars de droits de survol. Le quotidien ajoute qu'une interdiction de survol de la Sibérie pourrait coûter un milliard d'euros en trois mois à Lufthansa LHAG.DE , British Airways ICAG.L et Air France AIRF.PA . Lufthansa a déclaré qu'environ 180 de ses vols survolaient la Sibérie chaque semaine mais le transporteur allemand s'est refusé à tout autre commentaire, tout comme British Airways. (Maria Kiselyova et Gleb Stolyarov; Bertrand Boucey et Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)


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  • v.sasoon le mercredi 6 aout 2014 à 09:04

    la verité eclate, les ukrainiens ont descendu le boeing de la malaysian http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/31/mh-17-un-rebondissement/

  • renard le mardi 5 aout 2014 à 17:18

    Ils ont déjà puni une compagnie malaysienne...