Moscou nie être proche de signer un accord gazier avec Athènes

le , mis à jour à 17:16
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(Actualisé avec démenti russe) MOSCOU/BERLIN, 18 avril (Reuters) - Moscou a nié samedi être sur le point de signer avec Athènes un accord gazier qui pourrait faire tomber entre trois et cinq milliards d'euros dans les caisses de l'Etat grec au bord de la faillite, comme l'a écrit un peu plus tôt le magazine allemand Der Spiegel. Selon Der Spiegel, qui cite un responsable du parti de la gauche radicale grecque Syriza, un tel accord pourrait être signé dès mardi. Le versement d'un acompte de plusieurs milliards d'euros apporterait un répit au gouvernement d'Alexis Tsipras, qui sera bientôt à court de liquidités et ne parvient pas à s'entendre avec ses créanciers de l'Union européenne et du Fonds monétaire international sur les réformes à mettre en oeuvre pour obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide. Le Premier ministre grec a exprimé lors d'un récent déplacement à Moscou son intérêt pour une participation d'Athènes à un projet de gazoduc qui permettrait d'acheminer le gaz russe en Europe via la Turquie et la Grèce. Dans le cadre de cet accord, la Russie avancerait des fonds à la Grèce sur la base des futurs bénéfices attendus de cette extension du projet Turkish Stream. Le ministre grec de l'Energie a déclaré la semaine dernière qu'Athènes ne rembourserait Moscou qu'après la mise en exploitation du gazoduc, prévue en 2019. Reuters n'a pu joindre aucun responsable du gouvernement grec pour réagir à l'information du Spiegel. Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a en revanche qualifié samedi un possible accord de "bonne nouvelle" pour la Grèce, qui a un besoin urgent de liquidités pour pouvoir payer les salaires de ses fonctionnaires et rembourser les prochaines échéances de dette. Mais il a souligné que cet éventuel apport d'argent frais ne résoudrait pas les problèmes économiques d'Athènes. "Je suis content pour la Grèce", a déclaré Wolfgang Schäuble à des journalistes en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington. "Mais je ne pense pas que cela va résoudre les problèmes que la Grèce rencontre pour mettre en oeuvre les engagements du protocole d'entente (avec ses partenaires européens)", a-t-il ajouté. (Jason Bush à Moscou, Noah Barkin à Berlin, George Georgiopoulos à Athènes et Gernot Heller à Washington; Tangi Salaün pour le service français)

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  • aerosp le samedi 18 avr 2015 à 17:21

    le commencement de la fin de l'europe

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