Moscou n'utilise plus de base iranienne pour ses raids en Syrie

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 (actualisé avec précisions) 
    DUBAI, 22 août (Reuters) - La Russie a cessé d'utiliser une 
base aérienne iranienne pour mener des bombardements en Syrie, a 
annoncé lundi un porte-parole du ministère iranien des Affaires 
étrangères. 
    Des bombardiers à long rayon d'action Tupolev-22M3 et des 
bombardiers tactiques Soukhoï-34 ont décollé la semaine dernière 
de la base aérienne de Nojeh, près de la ville d'Hamadan, dans 
le nord-ouest de l'Iran, pour bombarder des positions de l'Etat 
islamique (EI) et des rebelles de l'ancien Front al Nosra à 
Alep, Idlib et Daïr az Zour en Syrie.   
    Aucun avion russe n'avait encore décollé d'un pays étranger, 
en dehors de la Syrie elle-même, depuis le début de 
l'intervention militaire de Moscou, en septembre. C'est en outre 
la première fois que la République islamique d'Iran autorise une 
puissance étrangère à utiliser son territoire à des fins 
militaires. 
    Des parlementaires iraniens ont contesté cet usage, jugeant 
qu'il allait à l'encontre de la constitution de la République 
islamique ce qu'a réfuté dimanche le ministre iranien de la 
Défense tout en reprochant à Moscou d'avoir rendu public 
l'existence de cet accord non-écrit. 
    "La Russie n'a aucune base en Iran et n'y stationne pas. Ils 
ont mené cette opération et elle a pris fin pour l'instant", a 
déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. 
    Le ministre iranien de la Défense avait déclaré la semaine 
dernière que la Russie serait autorisée à utiliser cette base 
"aussi longtemps qu'elle en aura besoin". 
 
 (Bozorgmehr Sharafedin,; Nicolas Delame pour le service 
français) 
 
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