Moscou invite à la patience sur les discussions intersyriennes

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    MOSCOU, 23 mars (Reuters) - Les négociations de paix sur la 
Syrie à Genève ont toujours promis d'être longues et difficiles 
et l'impatience n'est pas de mise à ce stade des discussions, a 
dit le Kremlin mercredi.  
    La délégation du gouvernement syrien, allié de la Russie, 
est accusée par l'opposition et les Occidentaux de limiter pour 
l'instant les négociations, entamées le 14 mars dernier, à des 
points de procédure. 
    En visite à Moscou, le ministre allemand des Affaires 
étrangères Frank-Walter Steinmeier a estimé qu'il n'y avait "pas 
de temps à perdre" dans ces négociations.  
    "Personne, aucune des parties en conflit, ne devrait essayer 
de jouer la montre", a-t-il dit à l'issue d'un entretien avec 
son homologue russe Sergueï Lavrov.  
    Selon l'agence TASS, le secrétaire d'Etat américain John 
Kerry devrait rencontrer Frank-Walter Steinmeier dans la journée 
à Moscou.  
    Interrogé, lors d'une visioconférence avec des journalistes, 
sur le fait de savoir si la Russie comptait encourager la 
délégation de Damas à engager des discussions sur la transition 
politique, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a répondu 
que "personne ne s'attendait à des négociations faciles". 
    "Ce serait un peu une erreur de ressentir déjà de 
l'impatience. Il faut de la patience, beaucoup de patience, de 
la part de toutes les parties, c'est évident", a déclaré Dmitri 
Peskov. 
    "La Russie a toujours suivi une approche consistant à 
fournir toute l'aide possible pour que les discussions 
intersyriennes avancent avec succès. Et nul doute que la Russie 
continuera d'avoir cette approche responsable", a-t-il dit. 
 
 (Dmitry Solovyov; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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