Moscou et Ryad d'accord pour stabiliser le marché du pétrole

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 (Actualisé avec déclarations supplémentaires, contexte) 
    par Ruby Lian, Josephine Mason et Rania El Gamal 
    HANGZHOU, Chine, 5 septembre (Reuters) - L'Arabie saoudite 
et la Russie ont conclu lundi un accord de coopération en vue de 
stabiliser le marché pétrolier, qui pourrait passer par un gel 
des niveaux de production, sans toutefois envisager de mesure 
concrète dans l'immédiat. 
    Le cours du Brent de la mer du Nord  LCOc1  a bondi de près 
de 5% jusqu'à 49,40 dollars le baril avant d'effacer une grande 
partie de ses gains. Il s'échangeait à 47,39 dollars à 12h19 
GMT, en hausse de 1,2% sur la journée. 
    L'accord entre l'Arabie saoudite et la Russie a été signé 
par les ministres de l'Energie des deux pays en marge du sommet 
du G20 en Chine, où se sont rencontrés le président russe 
Vladimir Poutine et le vice-prince héritier saoudien Mohamed ben 
Salman. 
    Ryad et Moscou ont annoncé dans un communiqué commun la 
constitution d'un groupe de travail chargé d'examiner la 
situation du marché du pétrole et de recommander des mesures et 
des initiatives pour garantir sa stabilité. 
    La coopération avec l'Arabie saoudite pourrait inclure un 
gel des niveaux de production si une telle décision était prise, 
a précisé le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, lors 
d'une conférence de presse avec son homologue saoudien Khalid al 
Falih. 
    Ce dernier a par la suite déclaré à l'antenne de la chaîne 
de télévision Al Arabiya qu'un tel gel était "une des 
possibilités privilégiées mais pas nécessaire aujourd'hui". 
    "Il n'y a aucune nécessité aujourd'hui de geler la 
production (...) Nous avons le temps pour prendre ce genre de 
décision", a dit Khalid al Falih. 
    Une réunion informelle entre l'Opep et des pays non-membres 
du cartel des exportateurs, tels la Russie, doit se tenir en 
marge du Forum international sur l'Energie du 26 au 28 septembre 
à Alger. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole doit 
ensuite se réunir officiellement à Vienne en novembre. 
    De précédents efforts pour parvenir à un gel des niveaux de 
production ont échoué en avril à la suite d'une volte-face de 
l'Arabie saoudite face au refus de l'Iran, troisième producteur 
de l'Opep, de s'associer à cette initiative destinée à soutenir 
les cours, alors que Téhéran souhaite accroître ses exportations 
après la levée de sanctions internationales à son encontre. 
    Alexandre Novak, cité par les agences de presse russes, a 
déclaré lundi que l'Iran devrait avoir le droit de retrouver ses 
niveaux de production antérieurs aux sanctions occidentales. 
    Son homologue saoudien Khalid al Falih a jugé pour sa part 
que la production iranienne de pétrole avait déjà retrouvé ces 
niveaux. 
    Un accord entre l'Opep et la Russie serait le premier depuis 
15 ans, même si Moscou n'a ensuite jamais mis en oeuvre son 
engagement sur une baisse de sa production. 
    L'effondrement des cours depuis 2014, en raison d'un 
excédent d'offre lié en partie au bond de la production de 
pétrole de schiste aux Etats-Unis, affecte lourdement les 
budgets des pays producteurs, y compris l'Arabie saoudite et la 
Russie, jusqu'à provoquer des troubles politiques et sociaux au 
Venezuela ou au Nigeria. 
 
 (Bertrand Boucey pour le service français, édité par Patrick 
Vignal) 
 

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