Moscou accuse les USA de soutenir des "animaux" en Syrie

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    MOSCOU, 4 août (Reuters) - La Russie a accusé jeudi les 
Etats-Unis de soutenir des rebelles syriens qui utilisent des 
gaz chimiques contre la population civile et d'avoir tué des 
centaines de civils dans des frappes aériennes. 
    Dans un communiqué mis en ligne sur les réseaux sociaux, la 
porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria 
Zakharova, qualifie d'"animaux" les combattants d'un groupe de 
l'Armée syrienne libre (ASL) qui ont, selon elle, mené une 
attaque chimique le 2 août dans la province d'Alep, tuant sept 
personnes. 
    Le groupe mis en cause par Moscou, Nour al Zinki, qui a 
bénéficié de financements américains, avait été mis en cause le 
mois dernier après la décapitation d'un adolescent à Alep par un 
homme identifié par des activistes syriens comme un combattant 
du groupe. 
    "Les Etats-Unis soutiennent ces animaux qui utilisent des 
gaz toxiques contre la population civile", écrit Maria Zakharova 
dans son communiqué. 
    "Malheureusement, ce n'est pas la seule tragédie dont les 
'modérés' soutenus par Washington sont responsables", 
ajoute-t-elle. 
    La porte-parole du ministère russe accuse par ailleurs les 
Etats-Unis d'avoir bombardé de manière aveugle des quartiers 
résidentiels de la ville de Manbij, que les Forces démocratiques 
syriennes (FDS), composées majoritairement de miliciens kurdes, 
tentent de reprendre au groupe Etat islamique (EI) avec le 
soutien aérien de la coalition internationale formée par 
Washington. 
    "Les Etats-Unis et les FDS ne font rien pour prévenir les 
habitants et éviter des pertes de vie humaines", affirme-t-elle 
en parlant de centaines de civils tués et de milliers de blessés 
dans les frappes de la coalition. 
    Ces accusations de Moscou font écho à celles que formulent 
régulièrement les Occidentaux et leurs alliés contre le régime 
du président syrien Bachar al Assad et l'aviation russe qui le 
soutient. 
    Mardi, un groupe humanitaire syrien a affirmé que des barils 
de gaz toxique avaient été largués par hélicoptère sur une ville 
de la province d'Idlib près de laquelle les cinq membres 
d'équipage d'un hélicoptère russe abattu par les rebelles 
avaient été tués la veille. 
    Le Kremlin a rejeté les suggestions selon lesquelles ce 
bombardement chimique aurait été mené en représailles par 
l'aviation russe ou syrienne. 
     
 
 (Andrew Osborn; Tangi Salaün pour le service français) 
 
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  • charleco il y a 4 mois

    Avec Hillary Clinton, ça risque d'être pire.