Moscou a presque cessé de viser les modérés syriens-Le Drian

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 (Actualisé avec autres déclarations, contexte) 
    PARIS, 14 mars (Reuters) - La Russie, fidèle alliée du 
régime de Bachar al Assad, a "quasiment cessé" de bombarder les 
rebelles modérés en Syrie et frappe "un peu" l'Etat islamique, 
déclare Jean-Yves Le Drian dans une interview au Figaro à 
paraître mardi. 
    "Les Russes (...) ont quasiment cessé de frapper les 
'insurgés' modérés", indique le ministre français de la Défense. 
"Ils frappent un peu Daech (acronyme arabe de l'Etat 
islamique-NDLR). C'est dans leur intérêt car l'État islamique 
compte de nombreux russophones." 
    La Russie, qui a débuté ses raids en Syrie fin septembre, a 
été accusée ces derniers mois par l'Occident de concentrer ses 
frappes sur les rebelles modérés, alliés de la coalition 
internationale emmenée par les Etats-Unis dans la lutte contre 
l'EI.  
    Les pourparlers de paix, qui ont repris lundi à Genève, 
avaient été interrompus en février après une offensive de 
l'armée syrienne, épaulée par l'aviation russe, dans le nord de 
la Syrie contre des rebelles modérés.  
    Estimant que les objectifs de l'intervention terrestre russe 
avaient été largement atteints, Vladimir Poutine a annoncé le 
retrait à partir de mardi du gros de ses forces actuellement 
déployées dans le pays.  
    Les bases navale et aérienne russes en Syrie continueront 
elles à opérer normalement, a précisé lundi le chef de l'Etat 
russe.  ID:nL5N16M4T6 .    
    Sur le terrain, l'évolution est plutôt "positive", estime 
Jean-Yves Le Drian, qui pointe un recul de l'Etat islamique en 
Irak et en Syrie.  
    "Nous avons obtenu des avancées significatives, comme à 
Ramadi, en Irak, et plus récemment à Hassaké et à Chaddada, deux 
villes syriennes qui ont été reprises à Daech grâce aux 
combattants kurdes", indique-t-il.  
    S'il juge possible la reprise de Rakka et de Mossoul, il 
reconnaît que des difficultés demeurent.               
    "Des problèmes concernent notamment une portion de la 
frontière turco-syrienne, où Daech fait face aux Turcs", 
souligne-t-il. "Ceux-ci ne veulent pas que cette zone de 
jonction avec leur territoire soit reprise par les Kurdes." 
 
 (Marine Pennetier, édité par Myriam Rivet) 
 
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