MoryGlobal placé en liquidation judiciaire, 2150 salariés bientôt licenciés

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MoryGlobal placé en liquidation judiciaire, 2150 salariés bientôt licenciés
MoryGlobal placé en liquidation judiciaire, 2150 salariés bientôt licenciés

Le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a placé l'entreprise de transport MoryGlobal (ex-Mory Ducros) en liquidation, ce mardi après-midi. Les 2 150 salariés de l'entreprise, qui affiche une perte nette de 43 millions d'euros, devraient être bientôt licenciés pour motifs économiques.

En 2014, la faillite de Mory Ducros, numéro deux français du transport routier de colis, avait déjà mis près de 2 900 personnes au chômage. Un an après ce sauvetage par le repreneur Mory Global, l'entreprise s'est déclarée en cessation de paiement et a demandé à être placée en redressement judiciaire depuis le 10 février. Mais ce mardi, aucun repreneur ne présentait d'offre.

Le tribunal de commerce a décidé, à l'issue d'une audience tenue à huis-clos, de mettre fin à cette lente agonie. «C'est un jour noir», a commenté le président du tribunal, qui a prononcé la liquidation de l'entreprise, tout en autorisant la poursuite de l'activité pendant un mois, le temps de «mener à bien les consultations avec les organisations syndicales» et de «procéder aux licenciements des salariés» de l'entreprise.

«C'est un immense gâchis»

Les employés recevront leurs lettres de licenciement «fin avril», estime Thomas Hollande, avocat du comité d'entreprise et fils du président de la République.

En l'absence de projet de reprise conséquent, la liquidation ne faisait «aucun doute», avait expliqué avant l'audience Denis Jean-Baptiste (CFTC), secrétaire du CE. «Maintenant, c'est sur les conditions de départ des salariés qu'il va falloir se battre». Selon le responsable syndical, «ça ne va pas être simple de retrouver du travail. Le secteur de la messagerie est sinistré, celui du transport aussi. On a peu d'espoir de reclassement chez les confrères».

«C'est un immense gâchis», soupirait de son côté Jean-Claude Hacquard, délégué CGT. «Pendant un an, on nous a fait croire que l'activité allait repartir. ...

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